à la découverte du clitoris

ll y a quelques années j’entendais sur Arte dans le documentaire “le clitoris ce cher inconnu” que la plupart des femmes entre 20 et 25 ans ne savaient pas situer leur clitoris, beaucoup croyaient que c’était la partie de leur sexe qui leur permettait d’uriner et ignoraient tout de son rôle dans le plaisir sexuel féminin.Découverte de clitoris dans un bain par Amneysia

Le mois de mai a été déclaré mois de la masturbation en 2012, on serait donc en droit de croire que c’est un phénomène bien connu. Et pourtant. Non seulement la masturbation reste un sujet tabou bien d’avantage chez les femmes que chez les hommes. Et nombreuses sont celles qui témoignent “galérer à atteindre l’orgasme, même en faisant tout soi même”, quand elles ne témoignent tout simplement pas qu’elles ne l’ont jamais connu. Sachez donc, que si vous parvenez à jouir avec un vibro, vous faites partie d’une majorité presque aussi grande que celle des femmes ne parvenant pas à jouir. Si vous pouvez jouir avec uniquement vos doigts en moins de cinq minutes, vous représentez une minorité de femmes (au pifomètre), et la grande majorité des hommes.

Les sondages qzine quel branleur êtes vous ?  et masturbation et sextoys (avec des échantillons de personnes non sélectionnés) indiquent pour les personnes ayant répondu, que la masturbation fait partie de leur quotidien. La majorité des fréquences de masturbation se situant entre deux fois par jour et un jour sur deux. Il reste plus facile pour tout le monde d’aborder le sujet entre amis comparé à des discussions entre membres de la famille.

Il reste difficile d’objectivement dire pourquoi le plaisir est plus dur à obtenir chez un genre qu’un autre, (des organes plus faciles à manipuler? un tabou plus fort? des représentations dans les livres aussi absentes que les cunnilingus? la menace d’être vue comme une mauvaise fille? ) cependant on remarque que la non information relative au clitoris est omniprésente aussi bien chez les femmes que chez les hommes. On remarque aussi que les orgasmes s’obtiennent quand on apprend à cesser de donner uniquement la parole à ses angoisses, d’être obsédé de quoi à l’air ce qu’on est en train de faire à chaque seconde, pour enfin écouter son corps, ressentir l’effet que nous fait une caresse sur telle ou telle partie, laisser aller librement ses pensées, ses envies, se détendre, laisser parler notre corps, l’écouter et comprendre qu’il n’y a aucun mal à se faire du bien. Et il n’y a aucun mal non plus à le faire en couple, ou avec du lubrifiant, des jouets, le tout à la fois. Il suffit d’être entre gens consentants, et avec soi même il est toujours plus facile de négocier et comprendre les besoins de l’interlocuteur 😀

Le mental joue énormément dans l’appropriation du plaisir, on peut dire que le plus gros organe sexuel c’est le cerveau.

certains confondent vulve et vagin, donc pour info, vulve c’est la partie avec des lèvres, à l’extérieur, et donc, la partie vagin c’est tout ce qui constitue l’intérieur. Et pour les filles qui jouissent aussi de la sodomie on a même pas droit à participer au débat? Parce que bon, c’est à dire que l’anus contient de nombreuses terminaisons nerveuses (tout comme bien d’autres organes), faites pour ressentir plein de choses, quel que soit votre genre. Et pour celles qui jouissent de plusieurs endroits et qui n’ont pas de préférence? En fait si.

schéma de clitoris

Ce que l’on voit du clitoris n’est que son gland, caché sous son capuchon. à moins qu’on s’appelle Jack l’éventreur et qu’on découpe des gens. Comme le montre le schéma ci contre, le clitoris englobe le vagin et se sache derrière les grandes et petites lèvres, il entoure également le vagin. Donc, si vous ressentez des choses pendant la pénétration vaginale il s’agira aussi du clitoris.

Ce qu’on appelle le point G est une découverte revendiquée par le médecin sexoLOLgue Gräfenberg (inventeur du stérilet) qu’il décrit en 1950 comme un point magique dans le vagin qui fait orgasmer quand on le tripote gentiment. Visiblement il n’avait pas suivi ses cours de géométrie. Il ne s’agit pas du tout d’un point qui est, rappelons le non pas une petite partie ni une toute petite tache, mais un cercle de diamètre nul. Bien. Il s’agit d’une zone qui est en fait un endroit où le clitoris interne est plus sensible, à 2 ou 3 cm de l’entrée du vagin, côté plafond. C’est une zone légèrement plus rugueuse que le reste des parois. Avec l’excitation, cette partie gonfle comme le reste des tissus érectiles du clitoris.

Enfin, au delà du débat stérile “suis je clitoridienne ou vaginale ?”, c’est toujours une bonne chose de savoir indiquer à l’autre ce dont on aurait envie, là maintenant.

Hé! Dans 3 minutes jpense que je serai vaginale si tu me donnes un coup de main!” serait excellent début.

à tâtons, la découverte du clitoris

La masturbation est une des choses les plus naturelles chez l’être humain. Beaucoup de gens en ont une mauvaise image, mais il a été prouvé que c’est bon pour le corps, que ça peut augmenter la confiance en soi et nous libérer du stress. Seul ou avec un partenaire, il existe de nombreuses façons de se masturber, juste avec votre main (ou celle de votre partenaire) ou avec des jouets (peut être en se frottant contre un objet?) tant que vous ne vous faites pas mal vous pouvez vous amuser!
-Salavin, traduction par TyKayn

On vous conseille de voir: Le clitoris ce cher inconnu, documentaire qui peut choquer si vous pensiez que seul le vagin donnait droit à l’orgasme, ou si vous croyez que les femmes connaissent bien leur corps, ou si vous pensez que les femmes ont moins d’envie de plaisir sexuel que les hommes.

Première diffusion sur ARTE, le 16 Janvier 2004
à 22h15, dans le cadre d’une THEMA : Le sexe
des femmes

 

mamie pantoufle vous parle du point G
(mamie pantoufle par Milk)
Heureusement que mamie pantoufle est là pour rétablir la vérité!

Le mythe du prince charmant

La princesses barbare

la princesse et ses sexy boys, par Lys Argente

Ce mythe fait croire aux jeunes filles qu’elles sont issues d’une noble famille et que parce qu’elles ont un utérus, il leur suffira d’attendre en n’en branlant pas une pour qu’un jour un beau gars sorte de nulle part et leur offre une vie merveilleuse, parce que bon faut pas déconner ce sont des princesses et tout leur est dû.

De même pour le prince, qui a eu l’immense chance d’être né avec un pénis ce qui lui confère le droit d’avoir toutes les biatches à son cou, parce que bon faut pas déconner, comme dirait Stéphane Bern, ce sont des princes.

Ce mythe ne fait de bien à personne.

Fort heureusement, nous sommes tout à fait capables de différencer les contes, le cinéma et la réalité.

Si quelqu’un qui vous soutient que faire la différence entre les deux est impossible pour “les jeunes”, demandez-lui si quand il ou elle était plus jeune il ne la voyait pas non plus, la différence.

Juvenoia: (2010) Mot-valise inventé par David Finkelhor à partir de juvenile (« juvénile ») et paranoia (« paranoïa »). La peur ou hostilité ressentie par une génération à l’encontre d’une plus jeune génération ou envers la culture jeune en général.

“non, bien sûr que non, parce que moi j’suis moins con que les autres / mes parents sont mieux que les autres et m’ont appris a faire la différence” mais pour une raison inconnue, ou par l’éternel “c’était mieux avant” cette lucidité ne peut être perçue par le commun des mortels d’aujourd’hui. Son raisonnement fondé sur une vague impression à base de “c’était mieux avant”, faite de juvénoïa, s’effondrera en mille morceaux tel le prince charmant qui se casse la gueule de son cheval en loupant son créneau, aspergeant de gadoue la princesse. Mais avec classe et dignité, parce que faut pas déconner, ce sont des princes.

Texte : tykayn

Illustration: Lys Argente

 

Cette phrase de drague fait des ravages

cette phrase de drague à révolutionné les rues, toutes les femmes tombent dans les bras des séducteurs qui l’essaient. Les coachs en drague la détestent!
regardez la réaction de ces dames qui l’on entendue!
hiihih_500

amnysia_grand_fou drague_flle_a_lunettes_par_amnysia

voici donc la fameuse phrase trop efficace!

phrase_de_drague

Allez, apprenez à laisser tomber et à rester courtois avec les dames qui vous rejettent. C’est leur droit. et bon premier avril. 😉

illustrations par Amnaysia & Tykayn

La sodomie au masculin

sodomie au masculin par HadH

et pourquoi pas ?

Quelle frustration de penser que les êtres dotés de prostates et d’un second orgasme, sont si peu nombreux à en tirer partie. Halte aux idées reçues.

Il n’y a aucun lien entre l’orientation sexuelle et le plaisir anal. Outre le fait que ce n’est pas une tare, pourquoi est-ce que la sodomie vous ferait aimer le poil dru et les divers attributs masculin ? Il ne s’agit là que de mettre à profit un organe de plaisir que vous délaissez depuis bien trop longtemps.

Ça ne veut pas non plus nécessairement dire se faire prendre à quatre pattes comme un chien. Cela peut très bien se faire en douceur et dans le respect de votre masculinité, si, si.

Pour ceux qui ont peur d’avoir mal, sachez qu’il suffit d’y aller petit à petit. D’abord avec les doigts par exemple (rôh c’est rikiki un doigt, pis si ça passe dans un sens, ça passe dans l’autre aussi m’voyez) Ensuite il y a bon nombre de formes et de tailles de plugs et toys spécialement conçus pour stimuler la prostate. Quant aux godes ceintures, ils sont souvent fins et courts. Un peu de lubrifiant et ça passe tout seul !

Les hommes que je connais ayant essayé ce genre de pratique m’ont unanimement assuré avoir redécouvert l’orgasme grâce à leur prostate. Rien que ça, ça donne envie de faire un essai, non ?
De plus, cela vous permettra de découvrir l’autre face de l’amour à deux : là où le coït restait pour vous quelque chose d’externe, vous découvrirez ce que ça fait d’être de l’autre côté.

Toutes ne voudront pas s’y essayer et on ne peut leur en tenir rigueur, cependant beaucoup de femmes rêvent (plus ou moins secrètement) d’essayer ce genre d’expérience. Donner le maximum de plaisir à son partenaire est souvent au moins aussi satisfaisant que d’en recevoir soi même ! Et puis cela leur permettra de mieux vous comprendre vous aussi, et de ramener une source de complicité et d’excitation supplémentaire au sein de votre couple.

Bien entendu, personne ne vous oblige, et si ça ne vous tente pas, aucun des deux partenaires ne doit se forcer. Mais prenez le temps de vous demander pourquoi vous n’avez pas essayé. Il est serait dommage de se refuser un tel plaisir à cause de simples à priori. Et comme on dit : on ne peut pas dire qu’on aime pas si on a jamais goûté !

-HadH

illustration: HadH

Sensations matinales

Wulfila-SensationsMatinales
Généralement, le matin, je me réveille avant lui. J’ouvre les yeux et dans les quelques rayons de lumière qui filtrent à travers les volets, je le vois à côté de moi.

Presque toujours, j’ai envie de lui. Parfois, je ne résiste pas à l’envie de me serrer contre sa peau. Nos odeurs de transpiration nocturne se mélangent, je respire doucement, profondément, ne voulant pas en perdre les nuances. Son souffle régulier vient rafraîchir ma peau, agitant une mèche de cheveux qui me chatouille doucement. Je caresse son torse, ma main descend sur son ventre et mon poignet butte sur son sexe déjà gonflé. Je ne peux pas maîtriser mon désir de décaler encore un peu mon bras, pour venir toucher ce membre, le caresser sur toute sa longueur à travers le pyjama.

Il s’éveille lentement et me rends mon étreinte. Je glisse sous le tissu. J’aime le contraste de ce membre solide et la fragilité de la peau fine et satinée de son gland sous mes doigts. Ensuite, ce sont mes seins, puis mon visage qui s’attardent en bas de son ventre. Une bouffée d’odeurs érotiques m’enflamment et je fais courir ma langue le long des volumes de son sexe, mes lèvres l’englobent, ressentant toutes les variations de textures de sa peau. Je joue un moment ainsi avec son plaisir, et la chaleur monte entre mes cuisses.
J’aime lui faire croire en rejoignant son visage, que je ne suis pas encore follement excitée. Je le laisse caresser mon sexe dont les grandes lèvres sont encore sèches, glisser un doigt en moi, ouvrant mon vagin. Je me délecte de son ravissement étonné quand il me sent dégouliner sur lui.

Allongés sur le côté, délicieusement ensommeillés, il me tient très fort contre lui. J’aime quand il m’enlace de la sorte, j’ai l’impression de disparaître et de vivre intensément en même temps.
Son torse contre mon dos, ses lèvres dans mon cou, son sexe brûlant glisse entre mes cuisses tout le long de ma vulve, venant titiller jusqu’à mon clitoris. Je résiste un moment, profitant de ces délicieux contacts, avant de me cambrer davantage, le laissant ainsi me pénétrer. J’en profite pour l’embrasser en me vrillant, mettant à l’épreuve ma souplesse.

J’aime cette position, ferme et pleine de tendresse, nos corps complètement collés l’un à l’autre. Lui dans mon vagin dans un angle parfait, mon vibro sur mon clitoris. Plus le temps passe, mieux il me connaît et je jouis rapidement.

J’aime avoir un orgasme avant lui. Juste après mes sensations sont exacerbées. A force de nous agiter, ma cyprine et notre sueur ont trempé nos bassins et mes fesses contre ses cuisses… J’ondule et glisse contre lui, j’emmêle mes doigts dans les siens. Nos allées et venues produisent des bruits humides et sensuels. Je sais que ces sons l’excitent encore davantage.
Son sexe est agité de soubresauts, gonflant encore un peu plus, par saccades. Nos peaux claquent l’une contre l’autre. Quelques coups de reins rapides, désordonnés par le plaisir, et les gémissements gagnent en intensité pour devenir les graves ondes de son orgasme.

Toujours l’un dans l’autre, nous somnolons un moment. Mon petit coeur est rapide. Le sien, régulier et puissant. Je ressens leurs battements respectifs dans nos sexes. Le sang part très lentement de son membre alors que mes lèvres sont encore toutes gonflées et sensibles. Je souris en sentant la chaude humidité là où nos peaux se touchent et la fraîcheur là où elle s’évapore peu à peu. Je ne parle pas, ne bouge pas.

Les yeux fermés, je déguste un reliquat de sensations subtiles : le souvenir de cet amour partagé, de cette confiance toujours plus forte, et de ces divins aléas en moi qui me laissent lascive et heureuse.

J’espère que c’est le week-end…
Wulfila