Cesse de te prendre la tête…

Certains en ont entendu parler, j’expérimente actuellement un tout nouvel aspect de ma sexualité : la maternité !

Dans ce contexte, j’aurais sans doute quelques pensées et connaissances fraîchement acquises à vous transmettre.

Commençons par un coup de gueule !

J’avais beaucoup de questions au moment où j’ai commencé à envisager d’arrêter ma contraception. Je ne voulais pas me lancer sans quelques connaissances de bases. Je ne suis pas du genre yolo et faire un enfant… bah pour moi ça se fait pas à la légère.

Je me suis inscrite sur un forum de mamans. Je me suis présentée, disant que j’avais des questions et que je pensais me lancer bientôt. Bien accueillie, on a promis de répondre a toutes mes questions. J’en ai posé quelques-unes, genre : Suivre la grossesse avec un gynéco, en maternité, avec une sage femme ? Certaines d’entre vous ont-elles accouché de façon naturelle? Où ?

Réponses : « Ouuuula tu te poses trop de questions, tu verras quand tu seras enceinte…  »

et le châtiment divin : “Si tu te poses trop de questions tu vas te bloquer et t’arrivera pas à tomber enceinte !”

J’ai bien tenté d’expliquer que je n’étais pas stressée mais curieuses et que je voulais bien me préparer au lieu de choisir en quelques semaines, assaillie par les nausées, la 1e maternité venue… ça n’a rien changé.

Frustrée, j’ai tenté de poser mes questions à mon généraliste : même refrain !

“Cesse donc de te prendre la tête, tu verras ça enceinte, sinon tu vas te bloquer !”

Têtue, j’ai donc compté sur internet, des amies et quelques bouquins. J’ai trouvé l’équipe idéale pour me suivre selon mes goûts et envies.

Quelque temps plus tard, armée de mes quelques connaissances, de mon carnet d’adresses et rassurée sur le chemin à suivre, j’ai fait enlever mon DIU. Consciente qu’a 30 ans tomber enceinte prends souvent 6mois/1 an.

Croyez-le ou non, mais la fille qui se prend le chou que je suis… a mis 15 jours, le temps d’ovuler, pour concevoir Mininous !
TyKayn est nommé “One punch Dad” !

Juste pour rire : quand je suis arrivée devant mon généraliste pour vérifier que j’étais enceinte par prise de sang, j’étais enceinte de moins de 3 semaines, le temps de m’en rendre compte et faire un test…
“OK, et tu sais où tu vas aller accoucher ? Faut te dépêcher de t’inscrire, les places sont rares dans certaines maternités !”
*Rire jaune…*

Tout ça pour dire : S’informer et se mettre la pression sont deux choses différentes. Alors ne laissez JAMAIS quelqu’un vous dire qu’il ne faut pas réfléchir, qu’il ne faut pas préparer un évènement aussi lourd de conséquence que la venue au monde d’un être vivant ! Hors de questions de se transformer en mollusques juste pour faire plaisir à un médecin. Gardez le contrôle sur votre corps, soyez à son écoute et faites vos choix en conséquence 🙂 !

Ne diffusez pas l’idée que vous serez punies si vous avez l’audace de vous comporter comme des créatures douées de raison !

Des bisous !

-texte: Wulfila, illu: Sauvane

Le guide du premier sextoy

Nous avons un article consacré aux toys spécialisés hommes. Je vais ici me concentrer sur les jouets pour femmes et couples.
Le choix d’un sextoy ne se fait pas à la légère.

C’est très intime et ça réponds à de nombreux critères tout à fait personnels.

Seulement au début, pour s’y retrouver dans toute cette variété ce n’est pas très simple. Pour commencer, je vous conseille de garder un budget limité.

Ne serait-ce que le temps de tester plusieurs choses et de voir ce qui vous plaît le plus. Les plus chers ne sont pas toujours les plus efficaces de toute façon.

-La plupart des toys sont désormais (plus ou moins) étanches. Très pratique pour jouer sous la douche, et rien que pour le nettoyage. Sans être une absolue nécessité c’est pas mal comme critère !

– Choisissez un modèles avec des piles standard, vous pouvez même en mettre des rechargeables ! Ça peut paraître tout bête mais si elles sont difficiles à trouver ou coûtent un bras, spa cool.

Les lubrifiants silicone s’pamal parce que ça sèche pas et que ça tient sous l’eau si vous aimez les douches coquines, mais n’oubliez pas de ne pas en utiliser avec un toy en silicone avec ce type de lubrifiant ! Sinon il sera bon pour la poubelle…

– Selon moi quoi qu’il arrive il vous faut des boules de geisha, au moins pour essayer! Il y en a à moins de 3 euros! -Si vous (ou votre conjointe) êtes plutôt vaginale (ou plutôt clitoris côté intérieur) alors mieux vaut probablement un godemiché ou un vibromasseur de belle taille.

Potentiellement avec des volumes ou textures complexes pour plus de sensations.

-Si vous êtes plutôt clitoridienne, un vibromasseur de taille plus modeste peut suffire. Selon moi un des trucs les plus fun, c’est d’avoir un tout petit vibro que vous pourrez glisser sur votre clitoris pendant la pénétration.

Si vous aimez il sera temps de regarder ce qu’est un we-vibe et de casser votre tirelire.

Pour les gourmandes, un genre rabbit stimule le vagin ET le clitoris. Il y en à même à trois bras pour titiller l’anus en même temps ! A vous de voir si vous aimez ça.

-A ce sujet, si la porte de derrière vous fait tripper il y a une belle variété de toys spécialisés, et ça peut être intéressant de cumuler le port d’un plug (pas forcément pendant une partie de jambe en l’air à deux, en solo ça peut être fun aussi) en plus d’une pénétration vaginale.

– Pour tout ce qui est matière, couleur, taille etc… C’est vraiment à vous de juger. Si vous pouvez aller faire un tour dans un love shop, même pour ne rien y acheter, allez-y.

L’ambiance est sympa et c’est le meilleur moyen de voir si vous avez le feeling ou pas avec un toy. Par correspondance, on ne se rends pas toujours compte et on peut avoir de mauvaises surprises… Seul ou accompagné, essayez les deux car avec d’autres personnes vous n’oserez peut être pas regarder vraiment partout pour découvrir des choses auxquelles vous n’auriez pas songé.

J’espère que cette introduction vous aidera à trouver le premier jouer sexuel de vos rêves.

-texte et illu: Wulfila

Homme objet, c’est pas si mal.

Souvent, un petit câlin affectueux prend de l’ampleur. Nos effleurement se font plus pressants, nos respirations deviennent plus profondes. L’excitation, comme une boule de feu, grossit peu à peu au bas de mon ventre. Sur lui, j’observe la tension progressive du tissu entre ses jambes, et je caresse doucement cette érection naissante tandis qu’il ferme les yeux. Enfin je le libère pour toucher sa peau et lui fait courir un doigt là ou mes grandes lèvres se rejoignent. J’en sursaute tant le frisson est intense. Je lui dis que j’ai envie de jouir avant qu’il me pénètre. Doucement je me tourne sur le dos. Il a compris mon petit sourire et se hisse sur moi puis colle son sexe gonflé et chaud contre le mien, qui est dans le même état.

Je l’empoigne et commence à jouer avec son sexe. Je le fais courir tout le long de ma vulve, de plus en plus humide. J’ondule et fais rouler mes hanches pour accentuer le mouvement. Lui, en appui au dessus de moi, me sourit et me regarde prendre du plaisir. Je vois néanmoins des vagues de plaisir troubler son regard. Il m’a fallu du temps pour oser me laisser aller à ce genre de plaisir. Avant, je me sentais trop vulnérable dans cette position. A présent je peux m’offrir à lui sans détour. Les frottements ont beau être infimes pour lui, me voir me masturber avec son sexe l’excite au point que cela suffise à le faire venir parfois. Pour moi, il résiste à l’envie d’avancer un peu plus pour se glisser à l’intérieur de mon corps. Merci mon amour…

Je quitte ces pensées pour me concentrer sur mon ressenti. Son gland d’une extraordinaire douceur fait rouler mon clitoris. Je varie les mouvements, parfois rapides, parfois lents, lui appuie de temps en temps un peu plus fort en se serrant contre moi. Enfin, je sens que je ne peux plus me retenir et je jouis longuement, contre son sexe dégoulinant de cyprine, pendant qu’il m’admire. Avant que le plaisir ne retombe, je l’enserre de mes jambes et le tire plus près de moi, enfonçant son membre en moi. Je profite des sensations de la pénétration décuplées par mon orgasme et le sens déjà tout près de l’extase. Il fera durer notre étreinte encore un moment pour que nous en profitions davantage, avant de se laisser à son tour emporter par la jouissance.

La prochaine fois, c’est moi qui te regarderai te caresser.

-Wulfila

la hotline de qzine 4

A l e x a n d ra ( ♀ 2 6 a n s ) : o n p e u t s e
masturber pendant les règles?
Évidement que l‘on peut se masturber
pendant les règles! On peut même faire
l‘amour donc bon ^^… C‘est sur qu‘il y a
quelques inconvénients comme la douleur
ou tout simplement le sang, mais ça peut être
aussi très agréable car personnellement je suis
parfois plus sensible au début de mes règles.

Futharke (♀20 ans): peut-on attraper des
MST en se masturbant avec ou sans sex toy?
Toute seule… ça m‘étonnerait, mais à
deux, il peut toujours y avoir des risques. Ne
tripotez pas vos entrailles avant et arrières
avec les mêmes objets. 🙂

Plumiche (♀23 ans): j‘ai envie d‘un canard de
bain vibrant mais j‘ai peur de m’électrocuter
avec dans la baignoire: comment faire?
Aucun risque, c’est fait pour 😉

Elenna (♀18 ans): en quoi un sex toy,
même s‘il donne du plaisir, peut-il jusqu‘à
aller remplacer un partenaire? Parce que
pleins de gens préfèrent un sex toy à une
personne.
Un sex toy ne peut pas remplacer un
partenaire. La masturbation solitaire et le sexe
à deux (ou plus) sont totalement différents. Si
certaines personnes préfèrent un sex toy à une
personne c‘est parce que en solitaire, on sait
plus facilement ce que l‘on veut et comment
on le veut. De plus dans ces moments-là on
ne pense qu‘à soi et on n’a pas besoin de
s’occuper d’un autre. Bien faire l’amour avec
quelqu’un c’est difficile, car il faut un certain
temps pour qu’une complicité s’installe, pour
connaître l‘autre et gagner en expérience ^^.

Elenna ( ♀ 18 ans): est-ce que la
masturbation peut rendre l‘accès au plaisir
plus difficile une fois avec son partenaire???
Je pense que non, la masturbation permet
de connaître mieux son corps. Après s’il y a
des difficultés à accéder au plaisir avec son
partenaire, je pense que c’est soit par manque
d’expérience, soit par un quelconque stress.
N’oubliez pas de communiquer!

Zeldahime (♀ 28 ans): pourquoi les
homosexuels de sexe masculin sont tous
aussi mignons? XD
Je ne sais pas, mais c’est pas totalement
faux! Enfin j’ai quand même connu des
homosexuels pas jolis jolis ^^‘.

Emery (♀18 ans): Combien de temps
on doit attendre avant de coucher avec
quelqu’un?
Beaucoup de personnes ont très envie de
coucher le premier soir mais ne le font pas car
elles craignent le regard des autres. Mais il n’y
a pas de temps obligatoire à attendre, ça peut
être aussi bien dès la première minute qu’un
an après s‘être rencontrés avec la personne.
L’essentiel est de le vouloir, et d’être bien
protégé.

Riseldiev ( ♀ 18 ans): pourquoi le s
vêtement en cuir c‘est sexy? Pourquoi le lapin
de pâques pond des oeufs en chocolat?=D
Je ne trouve pas les vêtements en cuir
forcément sexy! On peut expliquer la sexitude
des vêtements en cuir car ils symbolisent la
force du chasseur qui a été tuer le bestiau a
mains nues pour avoir ce cuir, et le contact
non doux du matériau comparé à de la soie ou
de la laine, symbolisant qu’on est un dur à cuir.
Moustache. Et puis… moi quand j’étais plus
jeune, mon oncle qui avait des lapins me disait
que leurs excréments étaient du chocolat…
donc méfiance, méfiance!

Aber (♂ 22 Ans): comment réagir quand
on découvre le sex toy de sa copine?
Il faut savoir qu’un sex toy n’est en aucun
cas un rival, il n’y a donc pas de raison de
mal le prendre. Partez du principe que votre
partenaire avait une vie sexuelle bien avant
de vous connaître et que c’est bien normal
d’aimer aussi le plaisir seul. Il convient de
discuter avec l’autre si elle/il aurait envie que
l’on s’en serve à deux, car ce sont de bien
agréables moments de complicité.
Anne Onyme: peut-on avoir un orgasme
en utilisant tout les sens autres que le
toucher?
Oui, on peut même en avoir un sans
to u c h e r q u o i q u e c e s o i t , m ê m e s a n s
utilisation des sens (ça arrive en dormant, et
certaines personnes témoignent d’orgasmes
sans se toucher, durant un appel téléphonique
où chacun s’excite par des mots bien choisis).
Certaines femmes contrôlent assez bien leurs
muscles internes pour se stimuler et se faire
jouir sans utiliser leur mains. Le plus important
des organes pour un orgasme est le cerveau.

Kiminikiss( ♀ 18 ans): Est-ce que je
suis la seule, lorsque je fais des gâteaux et
que je suis en train de battre la pâte, à me
demander comment font les garçons pour se
masturber? Parce que moi j‘ai mal ;o
Le mouvement n’est pas du tout le même
que pour mélanger de la pâte avec un fouet.
(Owi!) Si tu te fatigues le bras pour astiquer le
manche d’un monsieur c’est que tu ne fais pas
le bon mouvement. 😉 Sers toi d’avantage de
ton poignet, have fun!

Au bureau

Le moins que l’on puisse dire, c’est que
les activités au bureau ne sont pas toujours
exaltantes.
Entre les fax, le courrier, les coups de
fils et autres joyeusetés, je ne sais où va ma
préférence! En fait, si, je le sais fort bien! Elle
va vers une petite pratique fort divertissante
que je me suis inventée! Assez accro aux
choses du sexe, je prends un plaisir aussi
délicat que discret à me masturber au bureau,
sans vergogne et sans retenue. De fréquentes
et coquines visites aux toilettes allez vous
penser? Pas du tout! Ça se passe sur ma
chaise! En présence de tous les employés qui,
à l’évidence sont bien loin de se douter à quel
petit jeu je me livre pratiquement sous leurs
yeux! Rien de compliqué pourtant : je me
contente de m’écraser le minou sur ma chaise,
de croiser et décroiser les jambes ou, celles-
ci bien serrées, de faire jouer mes muscles
pelviens, vous savez, cet espèce de plancher
qui va du sexe à l’anus.
Je me suis fait là, résultat d’une pratique
déjà longue, une musculature de championne.
Mes sphincters aussi se trouvent partie
prenante dans ma chasse au plaisir discret.
Oh! Il ne saurait être question d’orgasme ici,
rien de fulgurant ni de spectaculaire, mais une
délicieuse béatitude, un état d’excitation diffus
et bien agréable, comme une fin d’orgasme
(quand celui-ci fut fort), mais pris par l’autre
bout, en quelque sorte. Tout l’art consiste à se
hisser à un niveau d’excitation convenable et
de s’y maintenir.
Mais le plus amusant, c’est de se
comporter le plus normalement possible
vis-à-vis d’autrui. Combien de fois ne m’est-
il pas arrivé, sollicitée par un visiteur ou une
cliente, de les regarder dans le blanc de l’oeil
en sentant que ma propre prunelle est en train
de chavirer sous l’effet de cette délicieuse
chaleur que j’entretiens dans mon entrejambe
; de me sentir soudain déglutir au moment de
communiquer un renseignement ou même
de rougir soudainement sous l’effet d’une
brusque montée d’un désir à la fois feutré et
insistant.
Il y a peu, j’ai vraiment frisé la catastrophe!
Une visiteuse a du deviner quelque chose car,
soudain, ses yeux se sont agrandis sans raison
apparente et elle s’est mise à fixer ma poitrine
d’une manière insistante. C’était un jour de
canicule et je ne portais pas de soutien-gorge
sous mon fin chemisier de lin! Dans l’état où
je me maintiens, mes pointes dardent bien
fort et, sans la cachette d’un solide soutif, la
chose doit se remarquer! Elle rougit soudain,
puis me foudroya du regard! Le doute n’était
plus permis : elle m’avait repérée! Sans être
un prix de beauté, elle était assez élégante et
dégageait une certaine sensualité ; son petit
minois pointu ne devait pas manquer d’attirer
les regards envieux. Je me sentis rougir sous
l’examen attentif auquel elle se livrait. Je ne
sus si elle allait déclencher un esclandre ou se
lever soudain d’un air furieux.
À ma vive surprise, et pour mon plus grand
soulagement, je la vis esquisser un étrange
sourire, mi-moqueur, mi-complice avant de se
lever et prendre congé, comme à regret.
Après son départ, j’ai mis tout un temps à
calmer le désordre de mes sens. Le grondement
dans mon ventre s’est mû en une chaude et
douce pulsation. J’adore ces sensations, je les
guette, les surveille ; et quand elles semblent
fléchir, je les attise, comme on souffle sur un
feu mourant.
Ce qui contribue également à me maintenir
en ce doux état, c’est lorsque j’enferme mes
seins entre mes avant-bras et que je serre un
peu, pas trop. De temps à autre, discrètement,
je laisse l’ongle d’un pouce effleurer un téton
qui réagit aussitôt et se dresse, comme irrité,
cherchant à percer le tissu distendu de mon
chemisier. J’aime sentir ma poitrine gonfler un
peu, se tendre dans sa soif de caresses plus
franches, plus affirmées. Mon pouce s’enfonce
alors résolument dans l’aréole qui frémit sous
la tendre agression, et je fais tourner un peu
le doigt coquin. Je me cambre un peu afin que
mon sein offre une plus grande résistance
au doigt inquisiteur. La sensation se fait plus
forte, plus aiguë. Un léger courant se met
alors à envahir ma poitrine qui envoie ses
messagers affolés vers mon ventre qui les
absorbe et s’en nourrit pour accroître encore
mon désir latent. Je dois réprimer le léger cri
de souris qui me montait aux lèvres.
Ah! Le téléphone? Pendant le bref
entretien avec ce fournisseur qui réclame le
paiement de sa facture, je me balance d’une
fesse sur l’autre, au rythme de ses phrases
brèves et sourdes. S’il savait!… J’en reviens
bien vite à ma petite pratique polissonne..
Tout mon corps ondoie, lentement,
imperceptiblement, je flotte dans une douce
euphorie, je me sens femme, je me sens bien
dans ma peau, dans mon sexe. Je connais une
douce, tendre et longue jouissance.
Le téléphone sonne à nouveau, je l’entends
à peine à travers ma cotonneuse euphorie.
Décidément, il faudra que je me surveille!

-Bilitis

4 mythes sur l’amour qui déchirent les relations humaines

«Est tu toujours aussi attiré par moi que lorsque nous avons commencé à sortir ensemble?» Ai-je demandé à mon mari tard au lit une nuit après ne pas avoir eu de relations sexuelles pendant quelques jours.

Nous avions tous deux été occupés, mais comme mon cerveau est toujours surchargé par des signes précurseurs de péril relationnel, l’enregistrement est le meilleur moyen de désamorcer mes névroses.

« Plus encore qu’au premier jour », dit-il en se tournant vers moi et en posant une main sur ma joue.

«Je suppose que nous avons encore six ans avant la crise des sept ans», dis-je en plaisantant à moitié.

Bien que je pense que cela soit un mythe… N’est-ce pas?

«Je ne sais pas si je crois à l’un de ces stéréotypes relationnels», a-t-il déclaré en m’embrassant.

« Mais je ne prévois jamais de manquer d’amour pour toi. »

Sauf que, malheureusement, il a tort à ce sujet.

Parce que nous – ainsi que tous les autres couples de la planète – allons définitivement vivre une pénurie d’amour. Selon la science, c’est juste la façon dont fonctionne l’amour.

Bien que le monde ait été nourri d’une infinité de contes de fées au sujet de la nature sans fin du romantisme, de nouvelles recherches réfutent l’idée que l’amour dure éternellement.

Au lieu de cela, comme l’explique la psychologue Barbara Fredrickson dans son livre Love 2.0: Comment notre émotion suprême affecte tout ce que nous ressentons, pensons, faisons et devenons, l’amour est beaucoup plus éphémère que les gens le pensent.

Cette destruction massive du mythe de la relation primaire (parce que, en fin de compte, nous vivons tous des va et viens de notre sentiment amoureux), J’ai pensé à d’autres erreurs romantiques prises pour acquis qui pourraient faire plus de mal que de bien.

Voici ce que j’ai découvert.

Mythe sur l’amour N° 1: Vous ne pouvez pas faire perdurer la période de la «lune de miel» des relations.

Oh, mais on peut.

En fait, une étude menée par le Dr Bianca Acevedo en 2010 a utilisé l’IRM fonctionnelle pour étudier des relations qui n’avaient jamais perdu l’étincelle initiale et a constaté que les scanners cérébraux des couples de longue durée imitaient ceux qui étaient nouvellement amoureux.

à une exception près. Ces couples spéciaux étaient débarrassés de l’anxiété et des pensées obsessionnelles qui apparaissent dans les scans des personnes nouvellement en relation.

«J’avais l’habitude de considérer mon premier mariage comme un désastre parce que c’était exactement la façon dont les choses allaient se passer», avouais-je à mon mari.

Alors que j’aurais pu travailler activement pour soutenir l’étincelle, comme je le fais avec toi. »

Cela signifie: j’ose avoir de grandes attentes.

L’autre jour, j’ai surpris mon mari comme il le fait si souvent en lui achetant un nouveau calendrier annuel et en y inscrivant une inscription: «J’ai hâte de vivre notre prochaine année ensemble».

Mythe sur l’amour N° 2: La jalousie montre à quel point la relation est importante pour la personne jalouse.

Vous pensez peut-être qu’un peu de jalousie est bon pour votre relation, mais ce n’est pas le cas.

Le monstre aux yeux verts se compose d’idées «fabriquées et terrifiantes» qui peuvent condamner une union heureuse à travers des combats et une micro-gestion inutiles.

Être jaloux mène à un désir de contrôler et le contrôle n’est pas l’amour.

C’est la mort.

J’étais tellement jalouse dans les relations passées et j’insistais en me justifiant sur le fait que cette émotion venait de l’amour.

Il découle en réalité de l’insécurité.

Maintenant, quand je ressens le souffle de la jalousie, je parle avec mon mari (calme et rationnel: «Voici ce que je ressens», par opposition à «tu ne m’aime plus!»).

Et il fait la même chose avec moi.

On croise une ex ? Aucun problème.

Tant que l’honnêteté est en jeu, vous pouvez travailler à avoir des expressions saines de l’amour qui ne sont pas seulement une peur déguisée.

La jalousie ne mérite pas notre amour.

Mythe N° 3: Les disputes concernent généralement l’argent ou la tromperie – des choses importantes.

En fait, on ne se dispute habituellement à propos de choses insignifiantes.

Oui.

Pensez à la dernière dispute que vous avez eu.

Pour moi et mon mari, il s’agissait de café.

Je voulais qu’il le fasse pour moi et il ne voulait pas être mon garçon de service pour le quatrième jour consécutif.

Mais à propos de quoi la dispute était elle vraiment?

Il s’agissait du récit que nous étions en train de créer – notre «Histoire de nous» – qui s’était temporairement corrompu en se concentrant sur les irritations plutôt que sur notre appréciation mutuelle.

Mythe N° 4: Les problèmes d’une relation peuvent et doivent être résolus – sans quoi vous êtes condamnés.

C’est plutôt l’inverse, en fait.

Le spécialiste des relations que je recommande par-dessus tout est le Dr John Gottman.

Si vous n’avez pas le temps de lire ses livres (mon préféré est Les sept principes pour faire marcher son mariage), recherchez son nom ainsi que les «mythes de l’amour» pour commencer à démystifier chacun de vos préjugés sur la notion de romance que nous croyons connaître. –

Il transgresse par erreur après erreur que beaucoup de gens se cramponnent en essayant de sauver ou d’améliorer leur union: «Si une relation a besoin d’une thérapie, il est déjà trop tard.» Faux.«C’est la compatibilité qui fait que les relations fonctionnent». Faux. « L’amour suffit. » Tellement faux.

 

Selon Gottman, le secret des relations saines consiste à apprendre à désamorcer les tensions.

Par exemple, mon mari sait que j’aime être touchée ou tenue quand on parle de choses stressantes.

Et je sais qu’il apprécie que la conversation continue jusqu’à ce que nous parvenions à une résolution, plutôt que de porter notre attention sur un sujet plus confortable.

Ne pas savoir comment être en désaccord et se battre de manière saine (c’est-à-dire gentille, empathique et compatissante) peut facilement conduire à ce que le Dr Gottman appelle les «quatre cavaliers» de l’apocalypse conjugale: critique, mépris, défensivité et mutisme.

Une fois que le réflexe «combat ou fuite» prend le dessus sur votre corps – pompage du cœur, augmentation de la pression artérielle – la plupart des gens n’ont par défaut pas beaucoup de contrôle sur ce qui se passe ensuite.

« Nous avons vu avec quelle rapidité les discussions s’effondrent dès que la fréquence cardiaque d’un époux commence à monter en flèche », explique Gottman.

« Apprendre à se calmer permet d’éviter les combats improductifs ou de fuir les discussions importantes que vous avez besoin d’accomplir. »

C’est pourquoi, en réponse à notre absence sexuelle de trois jours, je suis très heureuse de ne pas avoir dit à mon mari: «Vous êtes trop impliqué pour me donner suffisamment d’attention» (la critique) et «ça me dégoute» (le mépris) qui «je suis sûr que vous trouverez un moyen de me retourner» (la défensive), alors «je ne veux pas en parler» (mur de pierre, le mutisme).

Des disputes sans stress. Qui l’eût cru?

Traduit de l’anglais par Tykayn, source originale New York Magazine, 2016: http://nymag.com/thecut/2016/12/4-love-myths-that-are-hurting-your-relationship.html

#Metoo, et après on fait quoi ?

J’ai bien envie de partager ce site avec vous…
Il s’appelle Après#Metoo.com et il propose des outils et sources d’information pour se remettre en question et faire reculer le sexisme.

Sa particularité c’est que cette fois, il ne s’agit pas de témoignages d’agressions, il ne s’agit pas de choquer, mais de partager son introspection afin de montrer qu’il est possible de changer.

Peut être cet accompagnement en douceur aidera certain·e·s à avancer dans la déconstruction de leur éducation sexiste ?

Affaire à suivre !

#metoo

Qu’est ce que c’est ?

Depuis quelques jours, nous avons vu fleurir sur les réseaux sociaux une séries de hachtags ayant pour but de montrer au monde le nombre ahurissant de victimes de harcèlement, de violences, de viols… Des victimes qui souvent, osaient dire pour la première fois qu’elles aussi, ont déjà vécu ce genre de choses. Certains sont tombés de haut en découvrant l’ampleur du problème.

Qu’est ce qui mérite d’être dénoncé ?
Cette démarche n’a pas pour vocation de juger de la gravité d’une situation, ou d’une douleur. Du coup, il est vrai qu’il peut s’agir autant du pire des viols que du simple fait de se faire siffler dans la rue.
Mais n’oublions pas que si ce petit sifflement pris isolément est anodin, ce qu’on lui reproche, c’est son côté systématique et le fait que souvent il dérape vers des insultes. Ce climat général qui fait qu’une femme ne peut marcher tranquillement dans la rue.  Vivre dans l’insécurité permanente n’est pas normal et c’est très grave !

Les hommes peuvent participer ?
Des hommes se font violer, battre, harceler et ce n’est pas moins abjecte que quand la victime est une femme…
Mais là, peut être qu’il ne faut pas se concentrer sur les viols en eux même, par exemple, mais sur le fait qu’a cause du sexisme, une femme sur dix sera violée au cours de sa vie, parce que dans les esprits, les hommes peuvent disposer d’elles comme ils l’entendent.
Pour traiter correctement un soucis, il est préférable de ne pas être trop généraliste. A vouloir faire tout en même temps, on ne fait rien efficacement…
On a déjà tellement de mal a en expliquer les tenants et aboutissants du féminisme, si on doit élargir à plus de problématiques, on est foutu

Beaucoup d’opposants…

Comment elles étaient habillées ?
La plupart des victimes étaient habillées tout à fait normalement. Beaucoup en pantalon, avec un pull, rien de bien aguichant !
Qui plus est, quand bien même une femme se baladerait dans la rue en guêpière, vous auriez le droit de trouver cette tenue discutable et vous pourriez ne pas souhaiter sortir vêtu ainsi vous même. Mais cela ne vous donnerait EN AUCUN CAS le droit d’agresser physiquement ou verbalement cette personne et encore moins le droit de la violer.

Et les allumeuses ?
Figurez vous que toute personne a le droit de vouloir du sexe à un moment donné et finalement, plus tard, de ne plus en avoir envie.
S’arrêter en plein préliminaires ou même en plein acte, je reconnais que ça demande des efforts. Pourtant, tout le monde est en droit de changer d’avis et vous DEVEZ respecter le consentement de votre partenaire.

Pourquoi elles ne parlent que maintenant ?
Suite à une agression, la victime peut :
– Ne réaliser la gravité du préjudice que plus tard
– Avoir honte, ou peur de la personne, ou de perdre son travail
– On culpabilise presque systématique les victimes, au point qu’elles même se demandent si elles sont coupables (spoiler : non)
– Ne pas du tout avoir envie d’y repenser
– Moins de 2% des plaintes donnent lieu à des condamnations… ça ne donne pas très envie de se battre pour un combat quasi perdu d’avance.
Avec le nombre de victimes qui ont osé parler, nous nous sommes toutes senties soutenues, plus fortes. L’envie de faire quelque chose pour que ça cesse est devenue plus forte que la honte et la peur.

Et les fausses accusations ?
Il y en a sans doute un peu… mais il est clair que ça reste très minoritaire et qu’il y a beaucoup plus de victimes qui se taisent que d’innocent pénalisés à tors !

La promotion canapé, elles n’étaient pas fâchées de l’avoir !
C’est vrai, elles ont fait un choix : Celui de pouvoir payer leur loyer, avoir un poste digne de leurs compétences, au lieu de se retrouver au chômage ou au SMIC malgré leurs diplômes… Oui, elles auraient pu refuser, mais elles ont beaucoup à perdre !
Personnellement je n’appelle pas ça un consentement : c’est du chantage ! La personne qui a mal agis dans cette situation, c’est le supérieur !

C’est une chasse à l’homme !
Jusqu’ici, c’était les femmes, les proies ! Il ne s’agit pas de chasser les hommes comme ils l’ont fait avec les femmes, mais de dénoncer le sexisme afin qu’hommes et femmes puissent vivre avec plus d’harmonie !

Moi je ne suis pas comme ça !
Il n’a jamais été question de dire que TOUS les hommes sont d’atroces violeurs ! Si vous n’avez jamais violé, tant mieux, mais ça n’est pas parce que VOUS êtes innocent que les femmes ne sont pas des victimes, et qu’elles n’ont pas le droit de dénoncer le sexisme.

– Un viol est déclaré toutes les 40 minutes
– 91 % des victimes sont des femmes.
– 96 % des auteurs de viol sont des hommes
– La plupart des agressions sur les hommes, sont commises par d’autres hommes. Les cas les plus fréquents se retrouvent dans la pédophilie ou le viol en prison.
– 1 femme sur 10 sera violée au cours de sa vie, la quasi totalité a vécu du harcèlement ou une agression…

Soyons franc, il ne peut pas n’y avoir que 3 sales types dans le monde…
Là, il est temps de vous remettre en question : Avez vous déjà fait un compliment déplacé qui a mis mal à l’aise une femme ? Avez vous fait des blagues sexistes ? Avez vous déjà fait comme si vous n’aviez rien vu alors qu’un homme tripotait une femme contre son gré ?
Si vous avez déjà fait ou laissé faire quelque chose du genre, alors vous avez contribué à enraciner le sexisme dans notre société. (Ceci vaut autant pour les hommes que pour les femmes, qui peuvent être aussi se montrer sexistes !)

Tout ça va trop loin !
Ah ? Vous pensez qu’on abuse quand NOUS trouvons que toutes ses violences vont trop loin ?
Mettons ça sur le compte de la saturation : ça en fait beaucoup à intégrer d’un coup. Une « révélation » trop subite…
Soufflez un bon coup, prenez le temps de réfléchir à tête reposée, et demandez vous où se trouve réellement la limite entre ce qu’il faut faire, et ce qui va trop loin. L’égalité, le respect, la justice et la sécurité, est ce vraiment TROP demandé ?

Un espoir ?

Une prise de conscience.
Vous aviez vu les chiffres, mais ça n’était pas parlant. Aujourd’hui, peut être que vous voyez plus concrètement qu’il y a un problème, et son ampleur… Personne n’est parfait. Nous avons tous été élevés dans une société où l’homme a des pulsions soit disant irrépressibles et où la femme doit faire profil bas… Il faut que nous déconstruisions tout ça.

Introspection :
Pour commencer :  Savez vous vraiment faire la différence entre drague, harcèlement et agression ?

Prenez le temps de réfléchir à ce que vous avez pu dire ou faire. Regardez si vous avez de mauvaises habitudes que vous pouvez changer. Il peut s’agir de blagues douteuses, de gestes intrusifs, peut être êtes vous parfois trop insistant malgré un refus… Ces petites choses ne vont pas changer votre vie, mais elles peuvent faire une grande différence pour les femmes !

Efforcez vous de ne pas remettre en question tout ce que disent les victimes ! Ne les culpabilisez pas ! Tentez de vous montrer bienveillant.

Vous assistez à une situation anormale ? Intervenez ! Le simple fait d’être là, de montrer qu’on en a pas rien a faire suffit à mettre fin à la quasi totalité des harcèlements !
Parfois, il s’agira d’une de vos connaissances qui dépasse les bornes… Ce n’est pas facile, mais tentez de lui expliquer que son comportement est inapproprié !

Les récits de Jeanine – chapitre 3

L’occasion se présenta deux semaines plus tard.

Roger devant se déplacer en Écosse pour son travail, me demanda de l’accompagner. Afin de réduire les frais, il échangea la réservation qu’il avait dans un bon hôtel pour une chambre double dans un modeste « bed and breakfast » ainsi que deux passages sur un autre vol plus économique.

C’était mon premier voyage en avion, et en plus de nuit. Je n’en menais pas large et me pelotonnais contre lui. .
Cependant, la perspective de trois jours ensemble me redonnait du courage.

Glasgow est une ville industrielle, peu touristique. L’hôtel était simple mais propre. Notre chambre spacieuse avec son grand lit, nous sembla un paradis, surtout après plus de deux semaines de « chasteté », ou tous les soirs, nous devions rentrer dormir chez nos parents respectifs.

Comme il était déjà assez tard, et que le snack dans l’avion n’était pas trop mauvais, nous fîmes juste un brin de toilette et hop!, les deux sous l’édredon…

Il me surprit avec des nouvelles caresses révélant d’autres zones érogènes de mon anatomie. J’étais bientôt trempée.

Il commença par pétrir très délicatement avec le bout de ses doigts mouillés, les lèvres de mon minou, gorgées par le désir, prenant bien soin de ne pas toucher mon bouton, qui palpitait pour réclamer son du.

Il s’attarda longuement à me chatouiller l’entrée du vagin.
Enfin, par un mouvement de va-et-vient rapide, il me pénétra, tout juste, avec la première phalange de son index, bien enduite de ma cyprine.

Cette titillation déclencha un flot de mouille ruisselant sur ses doigts. Le désir de jouir me rendait folle.

Je le suppliais de caresser mon clitoris, de me prendre, de me terminer.

Rien, il continua à me faire languir avec ses agaceries.

Titubante sur le fil d’un orgasme élusif, ne pouvant presque plus résister, je m’apprêtais à l’écarter pour me pendre et me faire jouir.

Soudain, il retira son doigt et me retourna sur mon côté gauche, en chien de fusil.

Il s’allongea derrière moi, une jambe sous mes cuisses. et je sentis son membre rigidement souple me pénétrer en douceur.

Déjà je haletais de plaisir quand il posa son autre jambe entre mes cuisses, ce qui m’obligeait à les refermer et à allonger mes jambes.

Nos bassins s’étaient soudés intimement; il remplissait profondément mon vagin.

Je me sentais envahie, prise en ciseaux, nos jambes entremêlées comme celles des tribades d’antan..

C’est alors que sa main droite, passant au dessus de ma hanche, se posa très légèrement, ses doigts écartés, autour de mon clitoris offert, sans même l’effleurer.

Cette sensation de ses doigts entourant mon vagin, profondément pénétré, déclencha des vagues de désir qui déferlaient le long de mon échine.

Il attendit que je sois au bord de la jouissance, toute tremblante, implorant pour qu’il me fasse aboutir.

Dans un long soupir, d’une voix saccadée, j’entendis mes lèvres murmurer: « Chéri termine moi, je t’en supplie ».

Seulement alors, roulant délicatement mon clitoris entre le pouce et l’index il me fit basculer dans un orgasme explosif, blottie tout contre lui, atteignant ce paroxysme tant espéré et trop longtemps retardé.

Se retenant à force de volonté, il resta un long moment dans moi pour prolonger et intensifier l’orgasme qui me secouait.

Sitôt après il se retira, empoigna son membre, le dirigea vers mon vagin, encore en proie de violentes contractions, et éjacula impétueusement dessus.

L’effet de cette abondante giclée onctueuse et chaude raviva, brièvement, l’intensité de ma jouissance qui s’éteignait, alors, doucement, comme à regret.

À partir de cet instant, je me rendis compte que Roger était devenu maître de mes orgasmes, Il avait découvert ce qui me procurait le plus de plaisir et la manière de prolonger, contrôler et intensifier ce plaisir. Le tout avec beaucoup d’amour, beaucoup de sensualité et surtout avec beaucoup de tendresse.

Ce soir-là je ne me suis pas caressée. Je voulais savourer l’extraordinaire bien-être douillet qui m’envahissait. Je me sentais apaisée, satisfaite.

N’empêche qu’à l’aube je me fis jouir discrètement à deux reprises, sans relâche.

Roger dormait paisiblement à mes cotés.

Me masturber a toujours fait partie de mon existence, de mon plaisir personnel. C’est une nécessité intime de mon être. Un plaisir exclusivement dirigé par moi, pour moi. Hier aujourd’hui et demain.

Les jours suivants, je visitais les bords du Clyde, aménisés par un beau printemps.

Chaque soir, nos retrouvailles étaient empreints d’une fougueuse tendresse.

Notre complicité se consolida au long de ce petit voyage. Nous n’avions plus de secrets l’un pour l’autre. Cette complicité a survécu le test des années… jusqu’à ce jour.

En revenant d’Écosse j’emménageais directement dans ma chambre louée. Roger partagea aussi cette nuit-là mon petit lit.

force sauvage

papillony

Comme une force sauvage qui se laisserait aller
Venant de cette forêt que j’ai tant délaissée
Enlaçant tout mon être et le tirant sans fin
Vers le bien-être profond qui est désormais mien.

Mais il me faut bien plus que ces élans subtils
Et je descends ma main comme un serpent docile
Délaissant ma poitrine, se portant vers ce point
Qui enferme ma passion dans son profond écrin.

J’aime sentir les pulsions qui m’emplissent toute entière
Et ton corps qui s’étend sur moi et qui m’enserre,
Tu t’appropries ma peau par de tendres caresses
Renforcées par mes doigts qui excitent ma tendresse.

Alors que nos élans se font bien plus sauvages,
Je sais que ton mouvement autant que mes massages
Me feront parvenir à un autre rivage
Et nous serons ensemble dans ce doux paysage.

-texte Nooknook