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La caresse d’un collant

Elle pensait à lui en regardant au plafond de plâtre, vêture d’une culotte de coton et assise sur son lit, puis en enfilant ses longs collants noirs.
En passant ses mains le long de ses jambes élancées elle pensait à ses mains à lui, quand dans ces moments de passion il parcourait la peau de ses jambes avec ses mains, en les faisant remonter lentement depuis l’arrière de ses mollets en même temps que montait l’excitation.
En remontant ses collants elle voyait ses mains glisser, doucement, de la même manière, le long de ses cuisses.
Elle sentait la pression du collant sur ses cuisses, et ses doigts chauds à travers le collant.
Elle se demandait si ce soir encore quand elle le reverra, ce seront de vrais mains qui caresseront l’intérieur de sa cuisse, celles de cet homme auquel elle rattachait nombre de fantasmes en projet.

Mais avant cela, elle se disait qu’il fallait mériter ces attentions et se rendre belle en s’habillant de fripes affriolantes, en se maquillant un peu le tour des yeux et en rajoutant un peu de rose à ses joues, même si elle savait qu’il la préfère à moitié dévêtue et sans artifice.
Elle continuait de faire remonter ses collants et avait maintenant atteint le haut de ses cuisses.
D’un mouvement habile, elle s’allonge sur le lit, soulève ses hanches et passe le haut de son collant sous ses fesses rebondies et le lâche un peu plus haut.
Elle reste assise et les yeux perdus dans le vide, émue de ce que tout ce collant venait de lui remémorer et de lui faire rougir les joues.
Finalement, elle retire rapidement son collant noir avec la même pirouette, ainsi que sa culotte blanche, puis elle remet son collant sur sa peau entièrement nue et continue de s’habiller avec la jupe et la chemise dentelée de leur première rencontre; amusée et curieuse de savoir si il s’en rendra compte tout à l’heure.

Les chattes qui cuisinent

FillesChatCuisine
Comment est on passé de l’homme chasseur a la femme qui s’occupe de la bouffe et ne doit pas sortir de sa grotte équipée en fourneaux et autres merveilleux objets phalliques issus des esprits de designers sous exta ?

Si les femmes sont consignées à la cuisine de leur domicile, ce n’est pas le cas dans les cuisines professionnelles.

Déléguer l’activité cuisinière est aussi une réticence de nombreuses femmes, prétextant que leur conjoint ne sait pas cuisiner. Cependant, comment apprendre aux hommes une activité qualifiée comme féminine par excellence, si les femmes non plus n’encouragent pas les hommes à apprendre. C’est comme exiger une première expérience avant la première embauche. C’est comme se plaindre que l’autre ne nous comprend pas sans jamais chercher à savoir comment améliorer sa propre façon de communiquer, en attendant du monde entier qu’il parle notre langue. C’est comme se plaindre que d’autres n’arrivent pas à relire notre écriture sans se rendre compte que l’on ne cherche pas à déchiffrer l’écriture de qui que ce soit d’autre.

C’est comme se plaindre que notre partenaire n’est pas un bon coup sans jamais chercher à lui apprendre ce qui nous plait, et ce quel que soit le genre de ce partenaire.

Conquérir les lieux et y occuper des actions différentes que celles pour lesquelles elles ont été conçues, c’est se les approprier.

Faire la cuisine pour sa famille alors qu’on est doté d’un pénis, c’est aujourd’hui une action politique subversive.
Etre homme au foyer, faire un métier qui ne nous est pas destiné par nos organes génitaux, ce ne sont que des exemples de libertés que nous avons le pouvoir de conquérir sans l’aide de qui que ce soit. Et si la conquête du monde commençait par chez soi? Et si la paix dans le monde ne pouvait s’envisager qu’en passant par la paix des ménages?

Soyons des activistes moraux, telles les deux chattes de cette illustration, et reprenons les territoires pour y faire briller la face lumineuse du !Q.

Texte et illustration : TyKayn

Martine en été

Chaque été, c’est la même chose. Les filles aèrent leurs jambes épilées, les mecs exposent les mycoses de leurs pieds, et Martine chausse ses lunettes noires pour mater. Au calme. Et elle a de la chance parce que cette année, le très écolo H&M (attention, ça se prononce « hache et aime ») ne s’est pas foulé sur la longueur des shorts. Avec les fonds de tissus de l’an dernier, ils ont réussi l’exploit de démocratiser le short Beyoncé.
Le short Beyoncé, c’est quoi, demandez-vous à Martine ? Elle est sympa, elle vous répond : En fait, c’est un slip que si t’es jolie et que tu le portes avec un haut sympa, ça s’appelle un short. Mais que si t’as gardé les poils et que tu t’appelles Jean-Claude, y a les flics qui t’embarquent, parce que c’est plus un short.

C’est la loi. Les femmes enlèvent le bas, les hommes enlèvent le haut, les trans se démerdent, et dans tout ça, Martine a chaud. Dans le pays où Martine est née (là-bas, plus exactement), il fait chaud du 21 juin au 20 juin. Alors, comment on sait que c’est l’été ? demandent souvent à Martine, les héritiers de la dynastie Groçon (vous savez, ceux qui ont inventé la cédille !). Et Martine, dans sa bienveillance, de leur répondre : « Le savoir est une arme, maintenant tu sais. Le savoir est une arme, bébé, ne l’oublie jamais ». Oui, Martine est née dans les années 80. Oui, elle a été témoin des déboires de la mode féminine des années 90. De Paris à Bamako, le nuage n’a épargné personne.

La peau de Martine a la couleur du chocolat, mais apparemment personne ne veut croquer dedans. Son minou est un Oreo (parfois tout sec, parfois crémeux, ça dépend de l’accompagnement), mais la vérité, pour le bouffer, y a pas foule au balcon.

Martine se demande si ça va encore durer longtemps. C’est quand même pas normal qu’en cette saison chaude, elle soit la seule à être en chaleur. Tout l’hiver, les filles sont déjà difficiles à avoir, elles veulent d’abord te connaître, répondre à tes textos une fois tous les six ans…
Alors pour maximiser ses chances de serrer, Martine se retrouve à chasser dix chattes à la fois. Quant aux lapins, c’est même pas la peine, ils font moins les malins quand elle enfile son strapon.

En attendant, Martine se contente d’Ava, la version française et encore plus dégueulasse de la butch d’Orange y ze nous black. Ava. Il faut être jolie pour s’appeler Ava, non ? Pas celle-là, en tout cas. Ava n’est pas une perle, mais elle adore les Oreo. Elle bouffe celui de Martine à n’en plus finir, à un endroit où Martine ne la voit pas. Tout est lesbien dans le meilleur des mondes.

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Un texte de Jo Güstin, illustré par Lys Argente.

L’infirmière

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Illustration par Wulfila

Le 12 mai, c’est la journée internationale des infirmières. Leur métier est des plus difficile. De moins en moins de personnes acceptent de faire ce travail, pourtant primordial. Une petite pensée (coquine) pour ces courageux et courageuses !

Fruit défendu

Je commençais par le prendre en main, soupesant le poids de cette chair gorgée de promesses. Je tirai doucement sur sa peau fine, d’un rose délicat, comme perlé, irisé et moiré, à la fois si frêle et protectrice. C’était cette peau qui recouvrait le fruit tant convoité. Je sentais sa moiteur qui la rendait encore plus chatoyante, chaque reflet de la lumière tamisée s’y attardait comme sur un bijou. Joyau qui serait bientôt mien.

Au fur et à mesure que mes mains s’attelaient à découvrir la chair ferme et souple avec autant de dextérité que possible pour ne pas risquer d’abimer son corps, je découvrais sa texture délicate et veloutée. Son odeur ambrée et épicée devenait de plus en plus entêtante me mettant l’eau à la bouche.

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Résultat du concours Q7 sur les 5 sens

Le Qzine 7 à eu droit à son habituel rituel du concours de quatrième, deuxième et troisième de couverture. Les trois gagnants:

1er:

Liaze_Deesse+arabesque

 Liaze
30€ de chèque cadeau à la fnac
30€ de carte cadeau au love shop Concorde
goodies OU 1 poster
1 fanzine Q7

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