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la hotline de qzine 4

A l e x a n d ra ( ♀ 2 6 a n s ) : o n p e u t s e
masturber pendant les règles?
Évidement que l‘on peut se masturber
pendant les règles! On peut même faire
l‘amour donc bon ^^… C‘est sur qu‘il y a
quelques inconvénients comme la douleur
ou tout simplement le sang, mais ça peut être
aussi très agréable car personnellement je suis
parfois plus sensible au début de mes règles.

Futharke (♀20 ans): peut-on attraper des
MST en se masturbant avec ou sans sex toy?
Toute seule… ça m‘étonnerait, mais à
deux, il peut toujours y avoir des risques. Ne
tripotez pas vos entrailles avant et arrières
avec les mêmes objets. 🙂

Plumiche (♀23 ans): j‘ai envie d‘un canard de
bain vibrant mais j‘ai peur de m’électrocuter
avec dans la baignoire: comment faire?
Aucun risque, c’est fait pour 😉

Elenna (♀18 ans): en quoi un sex toy,
même s‘il donne du plaisir, peut-il jusqu‘à
aller remplacer un partenaire? Parce que
pleins de gens préfèrent un sex toy à une
personne.
Un sex toy ne peut pas remplacer un
partenaire. La masturbation solitaire et le sexe
à deux (ou plus) sont totalement différents. Si
certaines personnes préfèrent un sex toy à une
personne c‘est parce que en solitaire, on sait
plus facilement ce que l‘on veut et comment
on le veut. De plus dans ces moments-là on
ne pense qu‘à soi et on n’a pas besoin de
s’occuper d’un autre. Bien faire l’amour avec
quelqu’un c’est difficile, car il faut un certain
temps pour qu’une complicité s’installe, pour
connaître l‘autre et gagner en expérience ^^.

Elenna ( ♀ 18 ans): est-ce que la
masturbation peut rendre l‘accès au plaisir
plus difficile une fois avec son partenaire???
Je pense que non, la masturbation permet
de connaître mieux son corps. Après s’il y a
des difficultés à accéder au plaisir avec son
partenaire, je pense que c’est soit par manque
d’expérience, soit par un quelconque stress.
N’oubliez pas de communiquer!

Zeldahime (♀ 28 ans): pourquoi les
homosexuels de sexe masculin sont tous
aussi mignons? XD
Je ne sais pas, mais c’est pas totalement
faux! Enfin j’ai quand même connu des
homosexuels pas jolis jolis ^^‘.

Emery (♀18 ans): Combien de temps
on doit attendre avant de coucher avec
quelqu’un?
Beaucoup de personnes ont très envie de
coucher le premier soir mais ne le font pas car
elles craignent le regard des autres. Mais il n’y
a pas de temps obligatoire à attendre, ça peut
être aussi bien dès la première minute qu’un
an après s‘être rencontrés avec la personne.
L’essentiel est de le vouloir, et d’être bien
protégé.

Riseldiev ( ♀ 18 ans): pourquoi le s
vêtement en cuir c‘est sexy? Pourquoi le lapin
de pâques pond des oeufs en chocolat?=D
Je ne trouve pas les vêtements en cuir
forcément sexy! On peut expliquer la sexitude
des vêtements en cuir car ils symbolisent la
force du chasseur qui a été tuer le bestiau a
mains nues pour avoir ce cuir, et le contact
non doux du matériau comparé à de la soie ou
de la laine, symbolisant qu’on est un dur à cuir.
Moustache. Et puis… moi quand j’étais plus
jeune, mon oncle qui avait des lapins me disait
que leurs excréments étaient du chocolat…
donc méfiance, méfiance!

Aber (♂ 22 Ans): comment réagir quand
on découvre le sex toy de sa copine?
Il faut savoir qu’un sex toy n’est en aucun
cas un rival, il n’y a donc pas de raison de
mal le prendre. Partez du principe que votre
partenaire avait une vie sexuelle bien avant
de vous connaître et que c’est bien normal
d’aimer aussi le plaisir seul. Il convient de
discuter avec l’autre si elle/il aurait envie que
l’on s’en serve à deux, car ce sont de bien
agréables moments de complicité.
Anne Onyme: peut-on avoir un orgasme
en utilisant tout les sens autres que le
toucher?
Oui, on peut même en avoir un sans
to u c h e r q u o i q u e c e s o i t , m ê m e s a n s
utilisation des sens (ça arrive en dormant, et
certaines personnes témoignent d’orgasmes
sans se toucher, durant un appel téléphonique
où chacun s’excite par des mots bien choisis).
Certaines femmes contrôlent assez bien leurs
muscles internes pour se stimuler et se faire
jouir sans utiliser leur mains. Le plus important
des organes pour un orgasme est le cerveau.

Kiminikiss( ♀ 18 ans): Est-ce que je
suis la seule, lorsque je fais des gâteaux et
que je suis en train de battre la pâte, à me
demander comment font les garçons pour se
masturber? Parce que moi j‘ai mal ;o
Le mouvement n’est pas du tout le même
que pour mélanger de la pâte avec un fouet.
(Owi!) Si tu te fatigues le bras pour astiquer le
manche d’un monsieur c’est que tu ne fais pas
le bon mouvement. 😉 Sers toi d’avantage de
ton poignet, have fun!

Au bureau

Le moins que l’on puisse dire, c’est que
les activités au bureau ne sont pas toujours
exaltantes.
Entre les fax, le courrier, les coups de
fils et autres joyeusetés, je ne sais où va ma
préférence! En fait, si, je le sais fort bien! Elle
va vers une petite pratique fort divertissante
que je me suis inventée! Assez accro aux
choses du sexe, je prends un plaisir aussi
délicat que discret à me masturber au bureau,
sans vergogne et sans retenue. De fréquentes
et coquines visites aux toilettes allez vous
penser? Pas du tout! Ça se passe sur ma
chaise! En présence de tous les employés qui,
à l’évidence sont bien loin de se douter à quel
petit jeu je me livre pratiquement sous leurs
yeux! Rien de compliqué pourtant : je me
contente de m’écraser le minou sur ma chaise,
de croiser et décroiser les jambes ou, celles-
ci bien serrées, de faire jouer mes muscles
pelviens, vous savez, cet espèce de plancher
qui va du sexe à l’anus.
Je me suis fait là, résultat d’une pratique
déjà longue, une musculature de championne.
Mes sphincters aussi se trouvent partie
prenante dans ma chasse au plaisir discret.
Oh! Il ne saurait être question d’orgasme ici,
rien de fulgurant ni de spectaculaire, mais une
délicieuse béatitude, un état d’excitation diffus
et bien agréable, comme une fin d’orgasme
(quand celui-ci fut fort), mais pris par l’autre
bout, en quelque sorte. Tout l’art consiste à se
hisser à un niveau d’excitation convenable et
de s’y maintenir.
Mais le plus amusant, c’est de se
comporter le plus normalement possible
vis-à-vis d’autrui. Combien de fois ne m’est-
il pas arrivé, sollicitée par un visiteur ou une
cliente, de les regarder dans le blanc de l’oeil
en sentant que ma propre prunelle est en train
de chavirer sous l’effet de cette délicieuse
chaleur que j’entretiens dans mon entrejambe
; de me sentir soudain déglutir au moment de
communiquer un renseignement ou même
de rougir soudainement sous l’effet d’une
brusque montée d’un désir à la fois feutré et
insistant.
Il y a peu, j’ai vraiment frisé la catastrophe!
Une visiteuse a du deviner quelque chose car,
soudain, ses yeux se sont agrandis sans raison
apparente et elle s’est mise à fixer ma poitrine
d’une manière insistante. C’était un jour de
canicule et je ne portais pas de soutien-gorge
sous mon fin chemisier de lin! Dans l’état où
je me maintiens, mes pointes dardent bien
fort et, sans la cachette d’un solide soutif, la
chose doit se remarquer! Elle rougit soudain,
puis me foudroya du regard! Le doute n’était
plus permis : elle m’avait repérée! Sans être
un prix de beauté, elle était assez élégante et
dégageait une certaine sensualité ; son petit
minois pointu ne devait pas manquer d’attirer
les regards envieux. Je me sentis rougir sous
l’examen attentif auquel elle se livrait. Je ne
sus si elle allait déclencher un esclandre ou se
lever soudain d’un air furieux.
À ma vive surprise, et pour mon plus grand
soulagement, je la vis esquisser un étrange
sourire, mi-moqueur, mi-complice avant de se
lever et prendre congé, comme à regret.
Après son départ, j’ai mis tout un temps à
calmer le désordre de mes sens. Le grondement
dans mon ventre s’est mû en une chaude et
douce pulsation. J’adore ces sensations, je les
guette, les surveille ; et quand elles semblent
fléchir, je les attise, comme on souffle sur un
feu mourant.
Ce qui contribue également à me maintenir
en ce doux état, c’est lorsque j’enferme mes
seins entre mes avant-bras et que je serre un
peu, pas trop. De temps à autre, discrètement,
je laisse l’ongle d’un pouce effleurer un téton
qui réagit aussitôt et se dresse, comme irrité,
cherchant à percer le tissu distendu de mon
chemisier. J’aime sentir ma poitrine gonfler un
peu, se tendre dans sa soif de caresses plus
franches, plus affirmées. Mon pouce s’enfonce
alors résolument dans l’aréole qui frémit sous
la tendre agression, et je fais tourner un peu
le doigt coquin. Je me cambre un peu afin que
mon sein offre une plus grande résistance
au doigt inquisiteur. La sensation se fait plus
forte, plus aiguë. Un léger courant se met
alors à envahir ma poitrine qui envoie ses
messagers affolés vers mon ventre qui les
absorbe et s’en nourrit pour accroître encore
mon désir latent. Je dois réprimer le léger cri
de souris qui me montait aux lèvres.
Ah! Le téléphone? Pendant le bref
entretien avec ce fournisseur qui réclame le
paiement de sa facture, je me balance d’une
fesse sur l’autre, au rythme de ses phrases
brèves et sourdes. S’il savait!… J’en reviens
bien vite à ma petite pratique polissonne..
Tout mon corps ondoie, lentement,
imperceptiblement, je flotte dans une douce
euphorie, je me sens femme, je me sens bien
dans ma peau, dans mon sexe. Je connais une
douce, tendre et longue jouissance.
Le téléphone sonne à nouveau, je l’entends
à peine à travers ma cotonneuse euphorie.
Décidément, il faudra que je me surveille!

-Bilitis

#Metoo, et après on fait quoi ?

J’ai bien envie de partager ce site avec vous…
Il s’appelle Après#Metoo.com et il propose des outils et sources d’information pour se remettre en question et faire reculer le sexisme.

Sa particularité c’est que cette fois, il ne s’agit pas de témoignages d’agressions, il ne s’agit pas de choquer, mais de partager son introspection afin de montrer qu’il est possible de changer.

Peut être cet accompagnement en douceur aidera certain·e·s à avancer dans la déconstruction de leur éducation sexiste ?

Affaire à suivre !

#metoo

Qu’est ce que c’est ?

Depuis quelques jours, nous avons vu fleurir sur les réseaux sociaux une séries de hachtags ayant pour but de montrer au monde le nombre ahurissant de victimes de harcèlement, de violences, de viols… Des victimes qui souvent, osaient dire pour la première fois qu’elles aussi, ont déjà vécu ce genre de choses. Certains sont tombés de haut en découvrant l’ampleur du problème.

Qu’est ce qui mérite d’être dénoncé ?
Cette démarche n’a pas pour vocation de juger de la gravité d’une situation, ou d’une douleur. Du coup, il est vrai qu’il peut s’agir autant du pire des viols que du simple fait de se faire siffler dans la rue.
Mais n’oublions pas que si ce petit sifflement pris isolément est anodin, ce qu’on lui reproche, c’est son côté systématique et le fait que souvent il dérape vers des insultes. Ce climat général qui fait qu’une femme ne peut marcher tranquillement dans la rue.  Vivre dans l’insécurité permanente n’est pas normal et c’est très grave !

Les hommes peuvent participer ?
Des hommes se font violer, battre, harceler et ce n’est pas moins abjecte que quand la victime est une femme…
Mais là, peut être qu’il ne faut pas se concentrer sur les viols en eux même, par exemple, mais sur le fait qu’a cause du sexisme, une femme sur dix sera violée au cours de sa vie, parce que dans les esprits, les hommes peuvent disposer d’elles comme ils l’entendent.
Pour traiter correctement un soucis, il est préférable de ne pas être trop généraliste. A vouloir faire tout en même temps, on ne fait rien efficacement…
On a déjà tellement de mal a en expliquer les tenants et aboutissants du féminisme, si on doit élargir à plus de problématiques, on est foutu

Beaucoup d’opposants…

Comment elles étaient habillées ?
La plupart des victimes étaient habillées tout à fait normalement. Beaucoup en pantalon, avec un pull, rien de bien aguichant !
Qui plus est, quand bien même une femme se baladerait dans la rue en guêpière, vous auriez le droit de trouver cette tenue discutable et vous pourriez ne pas souhaiter sortir vêtu ainsi vous même. Mais cela ne vous donnerait EN AUCUN CAS le droit d’agresser physiquement ou verbalement cette personne et encore moins le droit de la violer.

Et les allumeuses ?
Figurez vous que toute personne a le droit de vouloir du sexe à un moment donné et finalement, plus tard, de ne plus en avoir envie.
S’arrêter en plein préliminaires ou même en plein acte, je reconnais que ça demande des efforts. Pourtant, tout le monde est en droit de changer d’avis et vous DEVEZ respecter le consentement de votre partenaire.

Pourquoi elles ne parlent que maintenant ?
Suite à une agression, la victime peut :
– Ne réaliser la gravité du préjudice que plus tard
– Avoir honte, ou peur de la personne, ou de perdre son travail
– On culpabilise presque systématique les victimes, au point qu’elles même se demandent si elles sont coupables (spoiler : non)
– Ne pas du tout avoir envie d’y repenser
– Moins de 2% des plaintes donnent lieu à des condamnations… ça ne donne pas très envie de se battre pour un combat quasi perdu d’avance.
Avec le nombre de victimes qui ont osé parler, nous nous sommes toutes senties soutenues, plus fortes. L’envie de faire quelque chose pour que ça cesse est devenue plus forte que la honte et la peur.

Et les fausses accusations ?
Il y en a sans doute un peu… mais il est clair que ça reste très minoritaire et qu’il y a beaucoup plus de victimes qui se taisent que d’innocent pénalisés à tors !

La promotion canapé, elles n’étaient pas fâchées de l’avoir !
C’est vrai, elles ont fait un choix : Celui de pouvoir payer leur loyer, avoir un poste digne de leurs compétences, au lieu de se retrouver au chômage ou au SMIC malgré leurs diplômes… Oui, elles auraient pu refuser, mais elles ont beaucoup à perdre !
Personnellement je n’appelle pas ça un consentement : c’est du chantage ! La personne qui a mal agis dans cette situation, c’est le supérieur !

C’est une chasse à l’homme !
Jusqu’ici, c’était les femmes, les proies ! Il ne s’agit pas de chasser les hommes comme ils l’ont fait avec les femmes, mais de dénoncer le sexisme afin qu’hommes et femmes puissent vivre avec plus d’harmonie !

Moi je ne suis pas comme ça !
Il n’a jamais été question de dire que TOUS les hommes sont d’atroces violeurs ! Si vous n’avez jamais violé, tant mieux, mais ça n’est pas parce que VOUS êtes innocent que les femmes ne sont pas des victimes, et qu’elles n’ont pas le droit de dénoncer le sexisme.

– Un viol est déclaré toutes les 40 minutes
– 91 % des victimes sont des femmes.
– 96 % des auteurs de viol sont des hommes
– La plupart des agressions sur les hommes, sont commises par d’autres hommes. Les cas les plus fréquents se retrouvent dans la pédophilie ou le viol en prison.
– 1 femme sur 10 sera violée au cours de sa vie, la quasi totalité a vécu du harcèlement ou une agression…

Soyons franc, il ne peut pas n’y avoir que 3 sales types dans le monde…
Là, il est temps de vous remettre en question : Avez vous déjà fait un compliment déplacé qui a mis mal à l’aise une femme ? Avez vous fait des blagues sexistes ? Avez vous déjà fait comme si vous n’aviez rien vu alors qu’un homme tripotait une femme contre son gré ?
Si vous avez déjà fait ou laissé faire quelque chose du genre, alors vous avez contribué à enraciner le sexisme dans notre société. (Ceci vaut autant pour les hommes que pour les femmes, qui peuvent être aussi se montrer sexistes !)

Tout ça va trop loin !
Ah ? Vous pensez qu’on abuse quand NOUS trouvons que toutes ses violences vont trop loin ?
Mettons ça sur le compte de la saturation : ça en fait beaucoup à intégrer d’un coup. Une « révélation » trop subite…
Soufflez un bon coup, prenez le temps de réfléchir à tête reposée, et demandez vous où se trouve réellement la limite entre ce qu’il faut faire, et ce qui va trop loin. L’égalité, le respect, la justice et la sécurité, est ce vraiment TROP demandé ?

Un espoir ?

Une prise de conscience.
Vous aviez vu les chiffres, mais ça n’était pas parlant. Aujourd’hui, peut être que vous voyez plus concrètement qu’il y a un problème, et son ampleur… Personne n’est parfait. Nous avons tous été élevés dans une société où l’homme a des pulsions soit disant irrépressibles et où la femme doit faire profil bas… Il faut que nous déconstruisions tout ça.

Introspection :
Pour commencer :  Savez vous vraiment faire la différence entre drague, harcèlement et agression ?

Prenez le temps de réfléchir à ce que vous avez pu dire ou faire. Regardez si vous avez de mauvaises habitudes que vous pouvez changer. Il peut s’agir de blagues douteuses, de gestes intrusifs, peut être êtes vous parfois trop insistant malgré un refus… Ces petites choses ne vont pas changer votre vie, mais elles peuvent faire une grande différence pour les femmes !

Efforcez vous de ne pas remettre en question tout ce que disent les victimes ! Ne les culpabilisez pas ! Tentez de vous montrer bienveillant.

Vous assistez à une situation anormale ? Intervenez ! Le simple fait d’être là, de montrer qu’on en a pas rien a faire suffit à mettre fin à la quasi totalité des harcèlements !
Parfois, il s’agira d’une de vos connaissances qui dépasse les bornes… Ce n’est pas facile, mais tentez de lui expliquer que son comportement est inapproprié !

Ohé, moussaillon !

Aujourd’hui, nous te souhaitons une bonne Journée Internationale du Langage Pirate !

TK-Pirate

Illu : TyKayn

Roulis

Le vent s’était enfin levé. Après quatre jours de calme plat, les voiles gonflaient leurs seins et le vaisseau pouvait enfin reprendre sa route.

Étendues dans leur cabine, Anne Bonny et Mary Read ne sentait pas la brise sur leur visage, mais elles avaient immédiatement su qu’elle était là. Le trop léger tangage monotone du sur-place avait subrepticement changé, créant un tiraillement familier dans leur bas-ventre. Allongées côte à côte, elles avaient sans un mot commencé à s’embrasser avec fougue, couvrant leurs corps de baisers et de caresses plus avides maintenant que l’action approchait et que la nonchalance qui les avait saisies auparavant s’effaçait.

Anne avait fini par basculer au-dessus de sa compagne au corsage déboutonné qui révélait un poitrine blanche strié de marque de bronzage d’un brun tanné là où la chemise ne la couvrait jamais ; les mamelons eux conservaient leur bancheur et leur douceur originelles, et Anne aimait passer ses lèvres dessus comme elle l’aurait fait d’une pêche duveteuse. Mais elle aimait également la peau plus dure des bras et du corsage de Mary, cette peau qui ressemblait tant à la sienne et qui criait leur liberté dans un monde où les autres femmes étaient séquestrées dans des corsets qui les empêchaient de respirer et de bouger à leur guise.

Comme Anne prenait un des seins aimés en bouche, sa main glissa vers le con humide et brûlant de son amante. De ses doigts agiles, elle fit gémir Mary au rythme de doux frottements à l’orée de son antre qu’elle finit par pénétrer avec ardeur.

Comme les deux femmes l’avaient pressenti, une tempête approchait et le roulis se fit plus fort. Et comme toujours, les éléments déchaînés faisaient naître en elles un désir plus grand encore. Anne rythmait désormais ses mouvements de va-et-vient en fonction du tangage qui gagnait à chaque instant en intensité tandis que Mary hurlait son plaisir sans se soucier un instant des autres membres de l’équipage qui, de toute manière, savaient qu’il ne valait mieux pas déranger les deux femmes au cours de leurs ébats de début de tempête.

Dans la cabine assombrie, Anne ne distinguait plus tout à fait le corps de sa douce mais ses autres sens s’enflammaient. Un éclair déchira le ciel, révélant Mary tremblante, haletante et moite au bout de sa main plongée en elle. Sa belle l’agrippa avec force pour l’embrasser avec passion et la faire basculer à son tour sur l’étroite couchette qu’elles partageaient. Couvrant Anne de baisers humides et ardents, elle la dévêtit entièrement pour enfouir son visage entre ses cuisses tout en lui présentant sa propre croupe. Grisées pour le roulis devenu violent, les deux amantes s’entre-dévoraient goulûment. Au bord de l’extase, Mary se saisit de leur jouet préféré, un double godemichet déniché sur un négrier spécialisé dans le transport de filles. Avec cet accessoire, elle pouvait s’étreindre pleinement et jouir à peu près en même temps. Elle l’utilisait toujours lors de leurs ébats tempétueux, le roulis accentuant la pénétration de l’objet et stimulant leurs sens à l’extrême.

Le tonnerre noya leurs derniers cris alors qu’un flot se déversait de leurs alcôves les plus intimes. Après cette petite mort, Anne et Mary se sentaient prêtes à affronter même la pire des tempêtes.

Texte : Ruichan

VinegarTeaPirateIllu : VinegarTea

 

Spectacle de poésie érotique par Nicolas Raccah

Raccah-remyfonder

Il n’y a pas que Sade ou 50 shades of grey dans la vie, la fin du moyen âge est une ère remplie de CULture comme Nicolas Raccah nous l’a fait découvrir dans son spectacle : « Petit traité du plaisir qui met oubli à la mort ».

Entre le théâtre, la poésie et les contes, cet acteur s’est intéressé de près à la poésie érotique du 15e et 16e siècle. Parmi les choses surprenantes, nous avons appris qu’au 15e siècle, le sexe et la religion font plutôt bon ménage. Dieu et le plaisir cohabitent sans soucis dans des textes qui peuvent être publiés dans des recueils généraux sans choquer personne. Continue reading “Spectacle de poésie érotique par Nicolas Raccah” »