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Une deuxième première fois

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Mes chers amis lecteurs, puisque ce fanzine est l’endroit idéal pour raconter de belles histoires, les pages suivantes seront le boudoir accueillant de mes confidences libertines.

Le récit que je vais vous livrer, s’il est récit d’une découverte, ne sera pas pour autant empreint de candeur, je n’ai rien de l’Eugénie fraîchement déniaisée, je tiendrai plutôt du jeune faune… Mais venons en aux faits : je vais vous livrer le témoignage de la première fois que j’ai couché avec un homme.

Un ami d’amis rencontré il y a quelques années. Il m’a toujours plu et ce malgré ma timidité farouche qui a néanmoins la fâcheuse tendance à disparaître avec l’absorption de grandes quantités d’alcool. Nous nous sommes souvent taquinés mais les obligations de couple de l’un ou l’autre nous ont toujours empêché de conclure.
Ce soir là, je venais d’arriver à Toulouse, ville que j’avais abandonnée pour des raisons estudiantines, et je passais une soirée chez des amis. Alors que les festivités battent leur plein, l’interphone sonne, je décroche et reconnais la voix. A peine le bellâtre arrivé, le jeu de séduction commence. Nous passons notre temps à nous bouffer du regard, à nous sourire, à nous rapprocher. Immanquablement nous nous embrassons.

J’ai déjà embrassé des garçons mais là, c’est particulier. Je me sens bien avec lui. Nous nous échappons rapidement de cette fête pour poursuivre chez lui. Le chemin a été rudement long, entrecoupé d’embrassades passionnées…

Enfin dans ta piaule! C’est dans l’antre de la bête que mon piège se referme et que je vais consentir à le laisser me dévorer. Que le festin commence!

A peine la porte fermée, il se jette sur moi, mange ma bouche, aspire mes lèvres, tète la sève de mon désir qui suinte par les commissures. Plaqué au mur, je suis la vilaine bête, prise dans les filets d’une araignée qui marche lentement vers son triomphe, l’eau à la bouche.

Sa jambe se place entre mes cuisses et il plaque sa hanche juste à cet endroit chaud qui se gonfle sous l’effet du désir. Il lève mon marcel jusqu’au dessus de ma tête de sorte que mes bras soient encore empêtrés dans le vêtement. Dans cette posture vulnérable, mon buste lui est offert, il l’attrape dans ses mains, me bouffe le cou, lèche ma sueur, descend de sa langue dardée dans mes poils, amuse mes tétons. Le nez plongé dans sa crinière, j’inspire une grande bouffée d’air pour m’emplir de son parfum, baisse la tête pour tenter de mordiller une oreille.

Tandis qu’il s’occupe de dévêtir mon cul, je me sépare de mon marcel. Ses mains enlacent mon bassin, il embrasse mon sexe.

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Mon cœur bat, ma respiration est saccadée, haletante. Je lui ôte son tee-shirt et ramène sa bouche contre la mienne. Nous nous embrassons tendrement, encore une fois avant de nous bouffer du regard. Je me noie un instant dans ses iris bleutés que je distingue à peine dans la pénombre, il me sourit de sa bouche finement ciselée. Je comprends que nous sommes deux à attendre ce moment depuis des mois. Nous, finissons de nous dévêtir vite pour gagner le lit.

Une aura diffuse de douceur émane de ce corps de danseur, de ses épaules, ses bras fins et dessinés, de ses mains…Pas de hanches qui ressortent… Pas de seins dodus à attraper… Une silhouette plus ferme que celle des femmes, sculptée… Différemment.

Je suis sans repère, mais pas sans suite, je m’habitue vite à l’étrangeté de ce corps inconnu et trouve rapidement où mettre mes mains.

Alors que je suis allongé contre lui, j’attrape son sexe d’une main qui se veut ferme pour cacher l’hésitation de la premier fois. Je sens entre mes doigts que sa verge est plus grosse que la mienne, et ce touché m’est étrange : j’enserre un sexe d’homme qui n’est pas le mien, une hampe inconnue à ma main, douce et chaude, différente.

L’excitation efface vite la maladresse de mes gestes. Je veux sa bite dans ma bouche, dans mon cul!

Alors j’enjambe son corps pour me placer dessus, le chevauche, l’embrasse dans le cou, remonte jusqu’à son lobe pour glisser au creux de son oreille
“ encule moi ”.

Il me sourit et tente d’attraper le nécessaire sur une étagère à coté du lit, gêné par le poids de mon corps sur le sien. Je mords son bras et attrape préservatif et lubrifiant avant lui.

Dans ce tumulte, j’ouvre l’emballage avec les dents et, d’une main pose la capote sur le bout de son sexe. Mes doigts descendent d’un geste jusqu’à la base de sa hampe, l’habillent comme on roule un bas sur la jambe d’une femme. Lui, passe deux doigts entre mes fesses. Etale le liquide qui me surprend, m’arrache une contraction des muscles… C’est froid! J’en prends un peu dans mes mains pendant qu’il amuse mon petit trou et, de cette main qui prend de plus en plus d’assurance, je lubrifie son sexe dans un geste masturbatoire.

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Je me laisse tomber, m’empale sur cette pointe qui entre d’un coup, vif, tant il écarte mes fesses. Il m’arrache une inspiration bruyante.

J’ai eu mal qu’il entre en moi sans me préparer. Il le voit, m’attire dans ses bras pour me serrer contre lui. Je m’y abandonne. Je sens dans mon cul dilaté cette verge chaude qui appuie sur ma prostate.

La douleur est passagère et mon cul commence déjà à s’agiter. J’ai faim de lui, il est en moi et c’est bon, terriblement excitant. Je sens ma bite qui coule sur son ventre, dans ses poils. Je me redresse, le chevauche en amazone. Je donne des coups de reins. Ça tire, ça chauffe, j’ai des fourmis dans tout le bas ventre. Je découvre ce plaisir qui m’est inconnu. Je remue de plus en plus fort. Contracte mes muscles pour la sentir bien en moi, la serrer bien fort pour n’en perdre une miette. Je pose mes mains sur son torse, pince ses tétons. Il gémit. Je suis dans un état terrible.

Je me vois à la place de ces filles qui s’empalent sur moi m’offrant les mouvements mutins de leurs seins qui rebondissent au rythme du va et vient, m’offrant leur fesses à saisir, à griffer… Cette pensée est très grisante. C’est moi qui chevauche mon bel étalon, c’est moi qui commande et je le vois dans son regard, je retiens ses mains, serre ses poignets . Je me demande bien comment on peut se dire “ passif ” dans une telle situation.

Je m’arrête, le fixe droit dans les yeux, l’embrasse et, le visage contre le sien, lui demande “ prends moi à quatre pattes ”.
Il se place derrière moi, m’intime l’ordre de me cambrer bien et, quand il décide que mon cul lui est bien offert, il revient en moi. Entre d’un coup, mais cette fois-ci, sans douleur. Je découvre de nouvelles sensations. Je n’ai plus la maîtrise sur le mouvement, la pénétration est plus forte, plus… De plus en plus… Je le sens plaqué sur ma chair, étant dans une mezzanine, il est obligé d’être collé contre moi, me caresse, embrasse mon dos, me lèche. Je me surprends à gémir, de plus en plus fort.

Une sensation de plaisir inconnu monte en moi. J’ai de moins en moins le contrôle. Je tremble, me contracte. Je défaille. C’est trop bon. Il me lime rudement. Je suis étourdi quand soudain quelque chose me traverse depuis le fond de mes entrailles. Un choc électrique, nerveux, qui remonte le long de l’épine dorsale. Tout se contracte, plusieurs fois.

Mes gémissements deviennent des cris que j’étouffe en mordant l’oreiller. J’ai chaud, je tremble comme une feuille et, de mon sexe coule la sève. J’ai joui par le cul pour la première fois.

Encore vacillant, je le sens qui se retire. Je le pousse à s’allonger de nouveau, sur le dos. Sa bite est toujours dressée.

Je lui ôte le préservatif pour le finir avec ma bouche. Je veux découvrir la sensation qu’ont les filles qui prennent mon sexe dans leur bouche. Je veux qu’il jouisse là! Je lèche minutieusement, mordille, aspire son sexe profondément, de toute sa longueur.
De ma main droite, j’attrape ses couilles, les caresse. Ma langue ne les délaisse pas non plus, les amuse de son bout pointu, j’y dépose mes lèvres, aspire la peau, revient vers son sexe. Il m’attrape par les cheveux, sa main se referme avec fermeté, ses hanches bougent forçant ma bouche à être pénétrée jusqu’au fond.

Je pompe sagement, attendant mon dû avec gourmandise. Je sens qu’il va défaillir. Il me le dit dans un râle abandonné et je continue de plus belle. Son autre main saisit le drap, se crispe, il gémit. Son corps s’arque, ses muscles se contractent et il décharge dans ma bouche, me remplit de sa semence.

Malgré un haut le cœur de surprise, j’avale fièrement cette manne masculine que je lui ai arrachée sauvagement. Le goût surprend autant que peut surprendre le sexe d’une femme que l’on lèche pour la première fois. Il faut que je boive…

Une fois rassasiés de sexe et d’eau fraîche, nous nous lovons l’un contre l’autre dans son cocon de luxure. Je l’embrasse dans la nuque, il tire mes mains contre son ventre, je serre dans mes bras mon bel amant. Nous nous embrassons encore avant que la fatigue ne vienne nous cueillir là, dans ce délicieux désordre que je n’oublierai jamais.

Texte: Solune, illus : Zopiak.


les sondages Qzine ont aussi un questionnaire sur l’orientation sexuelle auquel nous vous invitons à répondre pour avoir une meilleure vue d’ensemble sur les différentes orientations sexuelles existantes.

Spread the love day 2016

 

Salut à tous ! Je m’appelle Romain, j’ai actuellement 23 ans et je suis étudiant en arts. Je suis passionné par le nu masculin, l’homo-érotisme et le portait en général et je compte bien explorer ces domaines au travers de mes productions pour partager cet aspect de l’art, de la sensualité et de la sexualité avec vous, cher(e)s lecteurs et lectrices de Qzine. Il vous arrivera de croiser de temps en temps mes deux personnages originaux, Eden et Snow. Deux aventuriers que ni le temps, ni l’espace ne peuvent séparer. Ils appartiennent à une histoire écrite collective à laquelle je participe et ont une place toute particulière dans mon petit cœur. J’espère que vous les aimerez autant que moi.

Romanohide

La bisexualité !

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Illustration : Kogane chan


Cette fille
Avant, j’aurais dit sans aucune hésitation que je suis hétérosexuelle.
Avant.

Aujourd’hui, j’ai rencontré cette fille.
C’est bête, je ne me souviens même pas de son visage. Tout ce que je sais c’est qu’elle m’a tout de suite fait de l’effet, et sans que j’aie le temps de comprendre comment c’est arrivé je me retrouve là, quelque part, sur elle, en elle. La tête tout en bas de son ventre. J’embrasse son aine et je sens son frisson.

Je ne cesse de descendre, tout en caressant l’intérieur d’une cuisse. Sa peau est très douce. Tout ce que j’aperçois maintenant, c’est son sexe, qu’elle m’a offert, dans l’écrin de ses jambes écartées. J’ai peur. Un peu. Mais je ne peux m’empêcher de commencer à poser mes lèvres sur les siennes. Elle sont brûlantes. J’avais déjà senti mon propre goût, mais le sien me surprends d’un coup. Son odeur également, proche de la mienne et si différente. Ça me… ça me plaît !

Mon coeur tambourine. J’ai commencé à jouer sur ses petites lèvres avec mes doigts et ma langue. J’ai l’impression de lui dire bonjour, de me présenter et de demander l’autorisation d’aller plus avant. Son soupir me libère de mon hésitation.

Je sens son clitoris qui roule sous mes lentes pressions. Un léger gémissement. J’ajoute un deuxième doigt et entre plus loin dans son vagin. Avec mon autre main j’aimerais caresser son ventre, ses fesses, mais j’ai besoin de mon appui. Je devrais trouver une position plus confortable et surtout, j’aimerais voir son visage. Mais je n’ose pas lever les yeux, ni bouger.

Sa jambe viens de tressauter, j’espère que je ne lui ai pas fais mal…
Vu la rapidité de sa respiration, ça a l’air d’aller pour elle. Je continue. Petit à petit la petite boule durcit. Sa vulve est désormais décorée un camaïeu de roses et de rouges plus vifs. J’accélère. C’est étrange cette sensation de familiarité, et d’inconnu. C’est grisant.

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Entre ma salive et sa cyprine, ma main est trempée. Tiens? Les draps aussi… Ce n’est pas plus mal, au moins je glisse aisément en elle à chaque aller retour. Je surveille ses sursauts, ses frissons, sa respiration. Je sens son pouls contre mes doigts. J’explore, je joue, je me sens bien à cet endroit. Je suis extrêmement excitée…
Finalement, je la sens s’agiter. Je ne peux pas regarder son plaisir, mais je le ressens. Je l’entends aussi, ses gémissements se font plus forts. Elle se contracte et se cambre, je suis ses ondulations avant de ralentir, appuyant à peine pour faire durer son orgasme le plus longtemps possible.

Soudain, j’ai comme une nausée. J’ai l’impression de tomber, mais vers le haut ? Je disparais. Je suis excitée. Terriblement. Je suis allongée dans mon lit, seule, mes sous-vêtements trempés et ma main sèche. Je ne peux pas m’empêcher d’empoigner mon vibromasseur, et de jouir, très fort, presque instantanément.

Je me sens toute cotonneuse, abasourdie, entortillée dans mes draps, les cheveux en bataille.

Je ne me souviens pas de son visage…

Texte Wulfila

 Plus sérieusement…
Les bisexuels sont mal vus pas les homophobes, mais il souffrent aussi d’une mauvaise image auprès de certains homosexuels…
Souvent incompris, catégorisés opportunistes, infidèles, et polygames.
Or les bi ne sont pas des personnes qui ne savent pas choisir, il s’agit d’une orientation sexuelle à part entière, proche de la pansexualité.
Ils ont une attirance sentimentale ou sexuelle pour des personnes des deux sexes. Avec ou sans préférence pour l’un ou l’autre selon les cas. Ces préférences peuvent évoluer au fil des années.

Du coup, la vie sentimentale et sexuelle d’un bi peut être plus ou moins sage ou débridée, selon la personnalité du sujet, au même titre qu’un hétéro ou un homo.

Laissez tomber les idées reçues, prenez donc le temps de découvrir l’individualité de la prochaine personne bi que vous croiserez 🙂 ! Vous trouverez peut être un partenaire stable et ouvert d’esprit, à mille lieux de ce que vous imaginiez !

Bonne Journée internationale de la bisexualité !
Que la tolérance soit avec vous !

Wulfila

17 mai, la suite !

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Illu de Liaze : « On est tous égaux et en amour aussi!! »

 Reg-armagaydonIllu de Regulus : Les homophobes se trompent de haine comme tous les racistes. Ils ne veulent pas voir les multiples problèmes de notre société et les dangers qui menacent notre humanité. Être plus humain, plus conscient, c’est abandonner tout d’abord certaines haines inutiles. Aimer notre nature par exemple, c’est aussi accepter que l’homosexualité et la transsexualité existent naturellement.

BD en 6 pages de Lizu Cliquez donc pour les voir défiler !

Nyutor-17mai

Illu de Nyutor

Si vous voulez en voir plus sur ce sujet, je vous invite à aller faire un tour sur le site du projet 17 mai. Déjà deux tomes d’illustrations et bandes dessinées pour combattre l’homophobie ! Avec une foule d’auteurs géniaux. 🙂

25 ans de 17 mai

Le 17 mai 1990, l’homosexualité a été enlevée de la liste internationale des maladies mentales publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé. C’était il y a (seulement) 25 ans jour pour jour. Depuis 2005, cette date anniversaire est devenue la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.

Kogane-17mai

Illu de Kogane chan

Être homosexuel n’est pas un choix de vie, ce n’est pas pour vous provoquer et ça ne se soigne pas ! C’est juste un fait !

Wulfi-17mai2015

Illu de Wulfila

C’est naturel, depuis toujours et dans toutes les civilisations il y à environ 10% d’homosexuels.

Lazouave-gayosaure

Illu de lazouave

Ils veulent se marier, former une famille et peut être avoir des enfants. Comme des hétéros ? Et bien c’est qu’il ne sont pas si différents… Dans certains pays où tout ceci est devenu normal, tout se passe très bien.

Avoir deux parents de même sexe n’est pas problématique et ce n’est pas “contagieux”. Seuls les homophobes feront souffrir ces enfants.

Luth-17Mai

Illu de Luth

 Ils ne vous causent aucun torts. Ils ont juste des sentiments et des relations sexuelles avec des personnes de même sexe. Et alors ? En quoi est ce si terrifiant ? Relativisez votre haine et le monde entier sera un peu plus agréable à vivre, pour tous.

Tk-17mai Illu de TK