Archives par étiquette : éducation sexuelle

Comment devenir un bon coup

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Précédemment, nous parlions de femmes découvrant leur clitoris.
Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de l’exploration du corps de l’autre.

Chaque être humain est différent. Certains hommes vont aimer qu’on caresse, voir malaxe leurs testicules, là ou d’autres ne supporteront pas un effleurement. Certaines femmes vont kiffer un cunni avec un piercing à la langue, quand cela fera mal à d’autres…
Rapide, lent, plus ou moins fort, de haut en bas, en rond, en long, large et travers? Un peu de douleur, ou plein de douceur?

Qu’il s’agisse d’embrasser une bouche ou un sexe, autant que de caresses et massages, il y a quelques bases simples, et après, le reste doit être réappris à chaque nouveau partenaire.

A mes yeux, un bon coup, c’est celui ou celle qui va savoir t’écouter quand tu vas lui dire ce que tu aimes ou pas, et qui sauras aussi te guider vers son plaisir. Un peu d’audace et d’inventivité, mais surtout de la curiosité et de l’écoute. Voilà les qualités de mon partenaire sexuel idéal.

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Par le passé, il m’est arrivé de fréquenter plusieurs jeunes hommes puceaux, ou peu expérimentés. Patiente de nature, j’ai trouvé agréable de leur expliquer où et comment toucher tel ou tel endroit, et les inciter à découvrir le reste. Dès qu’un partenaire montre un peu de bonne volonté, les progrès sont très rapides !

Tout ça pour dire : Ne bloquez pas si votre premier essai avec cette nouvelle conquête n’est pas fantasmagorique. Prenez le temps d’expliquer comment vous fonctionnez. Ne restez pas non plus sur vos acquis et remettez vous régulièrement en question ! C’est comme ça que vous apprendrez un maximum de nouvelles techniques plaisantes !

Y a pu qu’à ! 😉

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illustrations : Zopiak, Texte: Wulfila

Le mythe du prince charmant

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la princesse et ses sexy boys, par Lys Argente

Ce mythe fait croire aux jeunes filles qu’elles sont issues d’une noble famille et que parce qu’elles ont un utérus, il leur suffira d’attendre en n’en branlant pas une pour qu’un jour un beau gars sorte de nulle part et leur offre une vie merveilleuse, parce que bon faut pas déconner ce sont des princesses et tout leur est dû.

De même pour le prince, qui a eu l’immense chance d’être né avec un pénis ce qui lui confère le droit d’avoir toutes les biatches à son cou, parce que bon faut pas déconner, comme dirait Stéphane Bern, ce sont des princes.

Ce mythe ne fait de bien à personne.

Fort heureusement, nous sommes tout à fait capables de différencer les contes, le cinéma et la réalité.

Si quelqu’un qui vous soutient que faire la différence entre les deux est impossible pour “les jeunes”, demandez-lui si quand il ou elle était plus jeune il ne la voyait pas non plus, la différence.

Juvenoia: (2010) Mot-valise inventé par David Finkelhor à partir de juvenile (« juvénile ») et paranoia (« paranoïa »). La peur ou hostilité ressentie par une génération à l’encontre d’une plus jeune génération ou envers la culture jeune en général.

“non, bien sûr que non, parce que moi j’suis moins con que les autres / mes parents sont mieux que les autres et m’ont appris a faire la différence” mais pour une raison inconnue, ou par l’éternel “c’était mieux avant” cette lucidité ne peut être perçue par le commun des mortels d’aujourd’hui. Son raisonnement fondé sur une vague impression à base de “c’était mieux avant”, faite de juvénoïa, s’effondrera en mille morceaux tel le prince charmant qui se casse la gueule de son cheval en loupant son créneau, aspergeant de gadoue la princesse. Mais avec classe et dignité, parce que faut pas déconner, ce sont des princes.

Texte : tykayn

Illustration: Lys Argente