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Le tabou est un phénomène religieux qui peut être vu comme la forme négative du sacré
La superstition qui dit qu‘il ne faut pas passer sous une échelle „parce que ça porte malheur“ est un moyen de faire comprendre avec la peur d‘une menace invisible, qu‘elle pourrait nous tomber dessus au moment où on passe en dessous.
(la superstiion ça porte malheur)
Il y a peut être une raison,mais à part faire complexer des tas de gens
je ne comprends toujours pas pourquoi des tas de tabous qui rendent honteux des choses telles que la masturbation, l‘homosexualité, la possession de jouet sexuels, coucher dès le premier soir, la sodomie, le sexe oral, l‘égalité financière dans un couple, la laideur, les handicapés, les ignorants, le SM.
Voilà des exemples de choses dont il est honteux de discuter alors qu‘il est vrai que discuter de choses préoccupantes permet de s‘en libérer.
Si ça n‘avait que des inconvénients le côté honteux de ces sujets aurait sûrement disparu depuis longtemps, il me semble.
Alors quels sont ces avantages que je ne comprends pas?
.Super intéressant, ce que tu dis, Yato!
Pour ma part je trouve que le mot „tabou“ est de plus en plus utilisé à tort et à travers, on a tendance à voir des tabous partout, et tu y participes pas mal, Tk =D
Je lisais l‘autre jour sur un forum ou je ne sais plus quoi sur les graphistes freelance, quelqu‘un qui disait „ouééé les revenus des freelances c‘est un sujet tabou“, et quelqu‘un qui lui répondait en gros „c‘est pas tabou, c‘est complexe. Du coup quand un gros newbie débarque et demande combien ça gagne un freelance, on lui répond qu‘il faut tenir compte de ci de ça, qu‘on ne peut pas donner une estimation bête et méchante et patati patata, et le pauvre newbie pas très habitué à se servir de son cerveau va s‘écrier ‘ vazy tu m‘embrouilles tu veux pas m‘répondre c‘est tabou‘ „.
Je trouve que c‘est un bon exemple!
Coucher dès le 1er soir: je vois pas en quoi c‘est tabou, c‘est le gros titre de tous les magazines de pouffes tous les 2 mois.
L‘égalité financière dans un couple: celle-là , j‘arrive même pas à savoir où tu es allé la pêcher =D
La laideur: là encore je ne vois pas de tabou. Je ne vois pas trop ce qu‘il y a à dire dessus de toute façon, tu veux dire que parce qu‘on ne dit pas en société „ouaah regarde le gros boudin, c‘est vraiment un thon“, c‘est que c‘est tabou? J‘appelle ça être bien élevé ^^‘
Les handicapés: pas de tabou là non plus, c‘est juste un sujet sensible et assez difficile à aborder pour beaucoup de gens, comme à peu près tous les sujets graves en fait, qu‘il faut aborder avec des pincettes pour ne pas faire de mal à certaines personnes. Pour moi, là , on entre dans le sujet complexe, pas tabou.
Les ignorants: heu là je vois pas trop…
Et dans le même sac: la masturbation, la sodomie, le sexe oral, les jouets, le SM: ce sont des pratiques sexuelles. Je l‘ai déjà dis environ une centaine de fois sur ce forum, donc je ne suis plus à ça près: ce n‘est pas tabou, c‘est privé! Pri-vé. Bien sûr pour beaucoup de gens c‘est encore tabou, surtout pour les personnes plus âgées en fait. Mais les choses changent, et par exemple pour les personnes de ce forum j‘ai pas l‘impression que tout ça soit tabou. Ce n‘est absolument pas pour ça qu‘on est obligé d‘étaler sa vie sexuelle partout! La honte n‘a rien à voir là -dedans. Le sexe est quelque chose d‘intime, de personnel, de pri-vé(on peut pas souligner trois fois?)!
Je ne mets pas des photos de moi à poil sur facebook, pas parce que j‘ai honte de mon corps de rêve, pas parce que la nudité est tabou, mais parce que ça n‘est pas quelque chose à exposer en public. Et si je n‘avais pas le moindre bon sens et que je le faisais quand même, ça dérangerait les gens qui le verraient, parce qu‘il auraient l‘impression de voir quelque chose qu‘ils n‘auraient pas du voir, du moins pas dans ce contexte (bon y aurait sûrement pour être contents je pense XD).
C‘est exactement la même chose avec mes photos de famille, ou des photos de mon appart. Parfois quand les gens mettent des photos de leur appart sur fb, j‘ai l‘impression de pénétrer dans leur intimité et je trouve ça dérangeant. Pourtant je n‘ai pas particulièrement l‘impression qu‘un appartement est quelque chose de tabou…
Le seul tabou que je pourrais accepter dans ta liste, c‘est l‘homosexualité. Là , on a un tabou encore vraiment bien ancré, pour moi. Par exemple, dans les réunions de familles chez moi, personne n‘aurait idée de demander à mon oncle comment va son conjoint, ou alors y aurait un super silence gêné…C‘est terriblement dommage, mais oui ça existe encore, pourtant ce n‘est pas un milieu „très traditionaliste“. Juste une famille traditionnelle. Mais ça évolue, j‘aime à penser que quand ce sera moi la grand-mère doyenne de ma famille, plus personne ne sera gêné d‘aborder l‘homosexualité d‘un parent!
M‘enfin d‘ici là , y a du boulot…Quand on voit le dessin animé „le baiser de la lune“, interdit de diffusion dans les écoles pour heu…rien du tout…ha si, ne pas choquer (wtf?) nos chères têtes blondes…ben on ne peut pas dire qu‘il n‘y a pas de tabou de ce côté-là , c‘est clair.
Après bien sûr qu‘il existe d‘autres tabous dans notre société, il y en a même de parfaitement justifiés: par exemple, le tabou de l‘inceste. Je pense que ce n‘est pas peine que j‘explique combien celui-là est nécessaire à la société…
Il y a aussi, selon les familles, des sujets que l‘on préfère éviter, parce qu‘il se terminent toujours en crise de larmes, et qui ont donc bien raison d‘être tabous. Par exemple, l‘alcoolisme d‘un proche. Quand on ne peut rien y faire, en parler ne sert à rien, réouvre les blessures, et ne permet en aucun cas de s‘en libérer.
Pfiouuu ça fait un pavé, sur ce, j‘vais prendre ma douche.
Tout d‘abord, bienvenue Yato! C‘est bien que tu aies répondu, ça m‘aura économisé une réflexion que je ne me sentais pas de mener. Tu as donné du fond au débat, merci. ^_^
Je pense que se demander pourquoi un tabou est utile, c‘est poser la question à l‘envers. Il faut remonter à l‘origine des tabous, et à la place qu‘ils occupent dans la société. donc, d‘où ça vient?
Il faudrait aussi se demander pourquoi on arrive à les briser aujourd‘hui, pour certains. Là faut être un peu sociologue, pas facile comme affaire. Parce qu‘on n‘a pas forcément le recul et la culture historique pour savoir tout du cheminement de la pensée d‘une population entière, et se prendre soi-même comme référence ne suffit pas.
Néanmoins on peut continuer à se poser les questions à l‘envers en faisant jouer notre imagination et en se posant des questions dans ce genre:
- ça ferait quoi s‘il n‘y avait plus de limites d‘age inférieur pour avoir des relations sexuelles?
- ça ferait quoi si on avait le droit de coucher avec des membres de sa famille?
- ça ferait quoi si on pouvait avoir ouvertement des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, parfois en même temps, et en changer régulièrement? (attention question piège!)
- ça ferait quoi si on autorisait les relations sexuelles avec les animaux?
- ça ferait quoi si on apprenait à nos enfants à apprécier baigner dans leurs excréments et même les manger?
- ça donnerait quoi si on mélangeait notre ADN avec celui d‘animaux pour créer des humains à moitié animaux? (question spéciale Projet OMG ^_^)
… et cætera.
On peut ne pas avoir la même vision des choses sur ces questions, et être plus ou moins horrifiés par les réponses possibles. Seulement il faut reconnaitre que la pédophile, l‘inceste, la zoophile et la scatophilie, même résiduelles dans notre société, ça nous dérange plus que ça nous intéresse pour la grande majorité d‘entre nous. Parce que la lutte contre tout ça fait partie de notre modèle de société, celui qu‘on accepte implicitement tous les jours de notre vie. On peut aussi y voir rationnellement des aspects néfastes, justement en commençant à réfléchir à ces questions.
La difficulté c‘est de faire la différence entre un tabou et un préjugé ancré. Où est la limite? Là encore ce sont les repères de notre éducation et de notre expérience personnelle qui font notre opinion: on ne peut donc pas s‘écarter trop de la pensée du groupe, même si la pensée de groupe peut évoluer.
Au passage, quand on parle de tabou: je rappelle qu‘en France la prostitution est légale, et que seul le racolage est puni par la loi.
Il y aurait plein de sujets à aborder à partir de ces réflexions, il faudrait une entrée dans le forum pour chaque (au bon vouloir de chacun).
Et puis, ce n‘est pas parce qu‘on a discuté de quelque chose qu‘on s‘en libère. L‘évolution de la pensée par l‘échange dans la discussion, par la libération de la parole, c‘est l‘affaire de toute une vie, pas juste d‘un show télévisé comme on en voit ces temps-ci.
Reg, l‘elfe qui s‘arrête ici parce que derrière cet arbre de réflexion se cache une forêt d‘idées. Ca en ferait des bouquins tout ça!
^_^°
Sujet extrêmement intéressant traité de manière plus simple qu‘on aurait pu le croire de sa part par Freud dans Totem et Tabou 
hey Blueye ça serait cool un pti résumé de ça 
Oui, le tabou n‘est pas que religieux, mais j‘ai préféré commencer par là parce que un tabou pèse comme une menace invisible de la même manière qu‘est infligée la culpabilité avec des „tu sais là haut il te regarde tout le temps“, d‘où mon lien.
Alors oui Pich, je fais très bien la distinction entre ce dont on ne parle pas parce que c‘est privé +intime (souligné trois fois :D) , et ce dont on ne parle pas parce qu‘on a l‘impression qu‘une grosse épée de damoclès nous tomberait dessus si on le faisait.
Même si je n‘en serais ni choqué ni excité, je n‘attends pas que tout le monde raconte ses dernières prouesses sexuelles sur ce forum, pour ça y‘a des tas d‘autres sites. ;)
Voilà , y‘a des sujets dont ce n‘est pas la peine de parler parce qu‘on n‘y peut rien, comme l‘alcoolisme ou le suicide d‘un proche,
mais pour les autres sujets, bien sûr il faut savoir distinguer les amis et son psy parce que l‘un des deux n‘aura pas été formé pour ça, ni présent pour ça 24/7 ni ne recevra son chèque de 80 euros à chaque fois qu‘on le voit.
Bien sûr, il faut savoir à qui se confier, et surtout pas à des personnes dénuées de compassion pour nous ou qui ne sauraient pas écouter.
à propos de l‘égalité financière dans le couple:
Se faire inviter, se faire payer un verre ou un bouteille, ne pas coucher dès le premier soir, attendre de se faire inviter X fois pour un bisou c‘est faire payer ses services. Pour certaines le plus cher possible.
Mais se faire payer pour coucher, alors ça non parce que être un pute c‘est pas bien.
Enfin je voulais parler du mythe du prince charmant (qu‘on vous a forcément fait connaitre via de beeeeeeeeeelles histoires dans votre enfance) richissime qui veut qu‘un homme soit riche et entreprenant tout le temps. Qu‘est ce que ça me gonfle les films où on peut entendre en parlant d‘une fille: „regarde cette belle fleur qui n‘attend que d‘être cueillie“.
C‘est comme ça qu‘on se retrouve avec des tas de filles qui, même si elles ont envie de faire le premier pas que ce soit en séduction ou autre, ne le feront pas parce qu‘on leur apprend à être des potiches immobiles qui se font entretenir comme des putes mais en même temps, „sutout ne deviens jamais une pute“.
Des personnes enchaînées à des interdits que remettre en question les exclurait de toute sociabilisation possible, dans leur idée.
Enfin, je crois que les jeunes d‘ aujourd‘hui commencent à se rendre compte de ça et s‘en libèrent. (ou alors pas du tout, c‘est comment chez vous?) Je connais maintenant des filles qui refusent de se faire inviter „parce que ça serait faire sa pute“, mais elles sont minoritaires.
- ça ferait quoi s‘il n‘y avait plus de limites d‘age inférieur pour avoir des relations sexuelles?
Ben sta dire qu‘avant un certain âge on peut pas dire qu‘une personne est apte à être consentante de son propre choix.
- ça ferait quoi si on autorisait les relations sexuelles avec les animaux?
Tant que j‘en perçois pas ou que ça me réveille pas la nuit parce qu‘ils font du bruit les voisins à copuler avec leur chien, ben les gens font ce qu‘ils veulent non?
C‘est pareil pour les couples gays, si un mec aime faire des fellapipes mais que moi c‘est pas mon truc, ça m‘empêchera pas d‘être ami avec un gay. Et inversement, je ne serai pas plus sympa avec une lesbienne parce que elle comme moi avons des attirances communes pour les filles.
Je crois qu‘il manque quelque chose à tes questions Reg.
Unifier la société (utopie?) est une attention louable, lui mettre des Å“illères l‘est déjà moins:
Pour les pratiques sexuelles sus-citées (owi!) même sans en parler il y a des personnes pour qui le simple fait d‘y réfléchir est un interdit, voir son corps nu ou jouer avec est un interdit, pour qui avoir envie de sexe est scandaleux. Vraiment.
C‘est pour ça que je parle de tabou ici aussi. J‘ai trop eu de témoignages de personnes qui se sentent libérées de voir que ce dont elle n‘ont jamais osé parler même dans un cercle intime ou amical, n‘avait rien d‘un délit ni ne méritait la pendaison.
Bon j‘ai aussi rencontré des personnes pour qui la culpabilité ou le fait de se sentir être une salope de compétition (même chez des mecs) servait leur excitation. Enfin ça c‘est pas mon truc. Selon moi, les personne les plus épanouies sont celles qui s‘assument à l‘intérieur de leur conscience avant tout, pas besoin forcément de déballer ses envies à tout le monde, mais 100% des personnes qui ont parlé de choses gênantes aux bonnes personnes en sont ressorties grandies.
„Qu‘il est délectable de pouvoir changer d‘avis“.
Pour la laideur je connais trop de personnes qui font de la beauté une notion qui prime sur tout le reste voire sur la survie.
J‘ai même cru comprendre qu‘un travailleur moche était moins bien payé qu‘un autre qui serait beau, pour le même boulot. Sans parler de pourboire mais de salaire net.
Faut que j‘éclaircisse pourquoi j‘ai parlé de l‘ignorance:
J‘ai remarqué depuis longtemps que pour pas mal de monde, ne pas savoir quelque chose est un honte qui permet un jeu de pouvoir de la part de ceux qui sont mieux renseignés, alors ces gens qui ne savent pas préfèrent ne pas se renseigner. Parce que la réponse à leurs attentes n‘est que „hannnn tu sais pas ça? j‘y crois pas! hahahaha la honnnnte“.
Avouer qu‘on ne sait pas quelque chose, dans certains cercles sociaux, revient à montrer une faiblesse risible.
L‘inceste est un tabou, comme la zoophilie et la pédophilie.
L‘inceste serait-elle considérée comme normale si „tout le monde est entre adultes consentants“ et si les complications à l‘échelle de l‘ADN ne se produisaient pas?
Les questions éthiques dans la médecine „nécessairement immorale et moralement nécessaire“ sont aussi un sujet difficile qui est bien vite évacué.
Critiquer les religions, je pense aussi que même dans le cadre d‘une critique sans moquerie et pleine de respect pour le choix des autres il existe des personnes aveugles pour qui „tu penses pas comme moi tu dois crever“, et pas la peine d‘aller chercher dans les pays en guerre pour ça, vous avez certainement des voisins comme ça vous aussi (sinon ben vous en avez de la chance
).
La question du tabou cache en fait celle de la tolérance. à quel point faut-il être tolèrent avec ce qui ne nous tolère pas? Où se trouve la limite entre la (fausse/) pudeur et l‘exhibition?
résumer du Freud…BWAHAHAHAHA très drôle TK (meuh ctun tout ptit bouquin très facile à lire hein :p )
1 Ã 7 sur 7