La promesse de l’aube

C’est peut être insignifiant pour toi mais ça faisait partie des beaux instants. De ceux que je ne veux pas oublier, avalés dans mon amnésie permanente.

Ce moment où la lumière filtrait l’aube dans ta chambre lorsque tu dormais paisiblement. Un demi-sourire sur tes lèvres qui transpirait le bonheur. Et le parfum de ta peau qui était celui de l’Amour.

J’étais dans l’urgence mais à cet instant plus rien n’avait d’importance alors je me suis tenue là, à quelques mètres de toi pour te regarder. T’admirer et me délecter de ta personne. Comme un chef-d’oeuvre d’Humanité. Émue, attendrie, amoureuse.

Ta beauté irradiait dans tout l’espace et faisait écho au creux de mon coeur. Puis la réalité, me tirant par le bras, m’incitait au départ.
À regret je te tournais le dos pour rejoindre l’ailleurs. “Attends!”. Je fis volte-face et vis cette main tendue vers moi, encore tout à fait endormi mais totalement déterminé. Tu étais adorable.

Je me glissais vers toi, entre les draps froissés d’une nuit trop brève, pour venir puiser à tes lèvres la force et le bonheur. Tu refermais les yeux tandis que ta bouche se transformait en trace d’une effusion de joie.

Quant à moi, je scellais ce souvenir du bout de mes doigts, tatoué sur mes lèvres, comme une promesse discrète, mais tout à fait exquise.
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Lazouave