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Les récits de Jeanine – chapitre 3

L’occasion se présenta deux semaines plus tard.

Roger devant se déplacer en Écosse pour son travail, me demanda de l’accompagner. Afin de réduire les frais, il échangea la réservation qu’il avait dans un bon hôtel pour une chambre double dans un modeste « bed and breakfast » ainsi que deux passages sur un autre vol plus économique.

C’était mon premier voyage en avion, et en plus de nuit. Je n’en menais pas large et me pelotonnais contre lui. .
Cependant, la perspective de trois jours ensemble me redonnait du courage.

Glasgow est une ville industrielle, peu touristique. L’hôtel était simple mais propre. Notre chambre spacieuse avec son grand lit, nous sembla un paradis, surtout après plus de deux semaines de « chasteté », ou tous les soirs, nous devions rentrer dormir chez nos parents respectifs.

Comme il était déjà assez tard, et que le snack dans l’avion n’était pas trop mauvais, nous fîmes juste un brin de toilette et hop!, les deux sous l’édredon…

Il me surprit avec des nouvelles caresses révélant d’autres zones érogènes de mon anatomie. J’étais bientôt trempée.

Il commença par pétrir très délicatement avec le bout de ses doigts mouillés, les lèvres de mon minou, gorgées par le désir, prenant bien soin de ne pas toucher mon bouton, qui palpitait pour réclamer son du.

Il s’attarda longuement à me chatouiller l’entrée du vagin.
Enfin, par un mouvement de va-et-vient rapide, il me pénétra, tout juste, avec la première phalange de son index, bien enduite de ma cyprine.

Cette titillation déclencha un flot de mouille ruisselant sur ses doigts. Le désir de jouir me rendait folle.

Je le suppliais de caresser mon clitoris, de me prendre, de me terminer.

Rien, il continua à me faire languir avec ses agaceries.

Titubante sur le fil d’un orgasme élusif, ne pouvant presque plus résister, je m’apprêtais à l’écarter pour me pendre et me faire jouir.

Soudain, il retira son doigt et me retourna sur mon côté gauche, en chien de fusil.

Il s’allongea derrière moi, une jambe sous mes cuisses. et je sentis son membre rigidement souple me pénétrer en douceur.

Déjà je haletais de plaisir quand il posa son autre jambe entre mes cuisses, ce qui m’obligeait à les refermer et à allonger mes jambes.

Nos bassins s’étaient soudés intimement; il remplissait profondément mon vagin.

Je me sentais envahie, prise en ciseaux, nos jambes entremêlées comme celles des tribades d’antan..

C’est alors que sa main droite, passant au dessus de ma hanche, se posa très légèrement, ses doigts écartés, autour de mon clitoris offert, sans même l’effleurer.

Cette sensation de ses doigts entourant mon vagin, profondément pénétré, déclencha des vagues de désir qui déferlaient le long de mon échine.

Il attendit que je sois au bord de la jouissance, toute tremblante, implorant pour qu’il me fasse aboutir.

Dans un long soupir, d’une voix saccadée, j’entendis mes lèvres murmurer: « Chéri termine moi, je t’en supplie ».

Seulement alors, roulant délicatement mon clitoris entre le pouce et l’index il me fit basculer dans un orgasme explosif, blottie tout contre lui, atteignant ce paroxysme tant espéré et trop longtemps retardé.

Se retenant à force de volonté, il resta un long moment dans moi pour prolonger et intensifier l’orgasme qui me secouait.

Sitôt après il se retira, empoigna son membre, le dirigea vers mon vagin, encore en proie de violentes contractions, et éjacula impétueusement dessus.

L’effet de cette abondante giclée onctueuse et chaude raviva, brièvement, l’intensité de ma jouissance qui s’éteignait, alors, doucement, comme à regret.

À partir de cet instant, je me rendis compte que Roger était devenu maître de mes orgasmes, Il avait découvert ce qui me procurait le plus de plaisir et la manière de prolonger, contrôler et intensifier ce plaisir. Le tout avec beaucoup d’amour, beaucoup de sensualité et surtout avec beaucoup de tendresse.

Ce soir-là je ne me suis pas caressée. Je voulais savourer l’extraordinaire bien-être douillet qui m’envahissait. Je me sentais apaisée, satisfaite.

N’empêche qu’à l’aube je me fis jouir discrètement à deux reprises, sans relâche.

Roger dormait paisiblement à mes cotés.

Me masturber a toujours fait partie de mon existence, de mon plaisir personnel. C’est une nécessité intime de mon être. Un plaisir exclusivement dirigé par moi, pour moi. Hier aujourd’hui et demain.

Les jours suivants, je visitais les bords du Clyde, aménisés par un beau printemps.

Chaque soir, nos retrouvailles étaient empreints d’une fougueuse tendresse.

Notre complicité se consolida au long de ce petit voyage. Nous n’avions plus de secrets l’un pour l’autre. Cette complicité a survécu le test des années… jusqu’à ce jour.

En revenant d’Écosse j’emménageais directement dans ma chambre louée. Roger partagea aussi cette nuit-là mon petit lit.

Les récits de Jeanine – chapitre 2

Le hasard a voulu qu’une amie me présenta Roger, un après-midi d’avril. Nous étions allés en bande prendre le thé à la campagne. Immédiatement il m’invita à danser au son du petit trio musical.

Grand, pas particulièrement beau, mais avec beaucoup de charme, il me surprit par sa volonté de me plaire.
Au retour il me raccompagna chez mes parents, m’embrassa tendrement sous mon portail, et m’invita pour déjeuner le lendemain.

Ce soir-là aussitôt dans mon petit lit, ferme mais douillet, je me caressais furieusement. Les jambes allongées, les cuisses à peine écartées, deux doigts de chaque coté de mes lèvres frottant mon clitoris. Je jouissais, en silence, à plusieurs reprises en pensant à lui. Mon dernier orgasme explosa comme à l’habitude, avec mes cuisses serrées et mes jambes tendues, chevilles croisées.

Ce soir-là, ma jouissance était si intense, que mon bassin se souleva et mon corps se cambra sur le matelas. Cette belle journée m’avait épuisée…

Le lendemain, nous avons déjeuné dans une épicerie qui préparait de succulentes baguettes bien fraîches, remplies de viandes variées. Il me proposa d’aller, le week-end suivant, en voyage organisé, visiter les châteaux de la Loire.

Mes parents étant très stricts, il me fallut recourir à cette même amie pour qu’elle me serve d’alibi afin qu’ils autorisent ce petit voyage. J’avais 24 ans et gagnais ma vie depuis l’âge de 18…… ..

Arrivés a l’hôtel en début d’après-midi, notre grand lit fut témoin de nos premiers ébats.

Après les préliminaires, abrégés par l’excitation réciproque d’un amour nouveau, je me retrouvais toute mouillée. Tendrement il me pénétra profondément et parvint à se retenir pendant un long moment, se retirant juste avant d’éjaculer.
Malgré ses efforts, j’étais déçue: une fois de plus, ma jouissance n’était pas complète.

Pendant qu’il se douchait, je me repris. La peur d’être découverte, multiplia l’intensité de mes deux orgasmes simultanés.

Au long du dîner, Roger reconnut qu’il ne m’avait pas fait jouir pleinement .

C’est alors, qu’il m’expliqua qu’un amour d’adolescent, une jeune américaine qui se masturbait depuis sa plus tendre enfance, lui avait enseigné une manière de la satisfaire complètement, elle qui ne pouvait aboutir, que par ses propres caresses. Fort de cette expérience, il me fera jouir….

Ne lui ayant pas avoué mon addiction au plaisir solitaire, aveu que je fis trois semaines plus tard, son intuition, seule, lui avait permis de découvrir mon petit secret.

Après cet excellent dîner bien arrosé, notre grand lit nous accueillit à nouveau.

Roger se révéla particulièrement sensuel.
Il embrassa mes seins, mordilla mes tétons durcis par le désir, puis descendit lentement vers mon minou, tout trempé.
Je sentis ses doigts délicatement écarter les lèvres de mon vagin, offrant mon clitoris gorgé à sa bouche. Il passa sa langue, doucement, sur toute la hampe, depuis la base jusqu’au capuchon qu’il roula entre ses lèvres, découvrant avec précaution et respect son extrémité ultra sensible. Je frémissais à chaque fois que le bout de sa langue frôlait cette partie de mon bourgeon.

C’était mon premier cunni, ma première minette.

J’implorais pour qu’il continua, mais il avait d’autres projets……

Bientôt, ses caresses se firent plus légères, à peine perceptibles, moins précises, et lentement, il retira sa langue et ses lèvres de mon minou pour m’embrasser à pleine bouche et me faire savourer mon arôme.

J’étais surprise par ce goût agréable, légèrement salé qui m’excitait de plus en plus…!!

Sans se presser, il s’agenouilla entre mes cuisses relevés, écartées pour le recevoir. Il me pénétra, en douceur, et me remplit entièrement.

Au bout de quelques instants, il me fit étendre les jambes, les encadra des siennes, son sexe toujours au plus profond de moi-même. Avec ses genoux il m’obligea à resserrer les cuisses pour mieux le sentir. Enfin, il allongea ses jambes et, appuyant ses pieds contre les miens, il fit en sorte que son membre comprimait et frictionnait mon clitoris à chaque nouvelle pénétration.

Très rapidement, une jouissance, comme je n’en avais jamais connue, envahit tous mon corps, telle une marée montante. Je tremblais sans pouvoir me contrôler.

Le souffle entrecoupé, un râle de plaisir s’échappa de ma gorge.

Roger se retira et se répandit en appuyant son sexe contre mon ventre, les spasmes de son éjaculation ondulants à l’unisson avec les dernières vagues de mon orgasme et prolongeait ainsi notre plaisir.

C’était ma première jouissance par un homme après sept années de tentatives frustrées..

J’étais assouvie, mais malgré tout, lorsqu’il s’en fut à la salle de bains, je me fit jouir à nouveau, mes cuisses emprisonnant fermement l’agitation frénétique de mes doigts.

C’était très, très bon, mais aussi, j’étais devenue beaucoup moins silencieuse qu’avant……

Le reste du voyage se déroula comme dans un beau rêve. Amboise, Chennonceau, Blois, servirent de cadre à un couple insouciant, extrêmement heureux, à une femme comblée.

Le retour fut triste.
L’autocar, pris dans un embouteillage, nous déposa avec quelques heures de retard à notre point d’arrivée.

Mes parents, inquiets, me firent une remontrance exemplaire.
Étrangement cela ne m’importait plus. J’avais décidé de quitter le bercail à la première occasion.

Grâce à une collègue de travail j’avais trouvé une petite chambre chez des particuliers, non loin d’où habitait Roger et sa mère.

Les récits de Jeanine – chapitre 1

En 2007, alors que nous écrivions la première édition du fanzine !Q n°4 sur la masturbation et les Sextoys dont les stocks sont aujourd’hui tous vendus, je fus contacté pour la première fois par la mystérieuse Jeanine, qui souhaita faire partager ses tranches de vie en une dizaine de chapitres.

Mon récit d’expériences vécues est strictement véridique, pour autant seulement les noms des personnes et des lieux ont été changés.

Je m’appelle Jeanine, et je suis mariée depuis fort longtemps avec Roger, mon complice, mon confident.

Depuis l’âge de douze/treize ans je me caresse assidûment le minou et suis esclave des jouissances que me donne mon clitoris.

Il me faut jouir plusieurs fois de suite pour calmer mon libido et me sentir assouvie.

Personne ne m’a initié.

Seule dans mon lit, un léger picotement me porta à frictionner mon entre jambe, maladroitement, et petit à petit, un plaisir inconnu a commencé par m’envahir. Au bout de quelque temps, ayant pris goût à cette douce sensation, j’avais raffiné les caresses, elles étaient plus précises, plus mesurées, et soudain….. un orgasme à déferlé du bas ventre jusque à ma gorge.

Sans me douter de la nature sexuelle de mon petit jeu intime, je me trouvais bientôt asservie à cette généreuse esclavitude….. et je continue à l’être, même aujourd’hui.

Je me masturbais presque tous les soirs allongée sur le dos les jambes étendues, les cuisses à peine écartées, les doigts de mes deux mains de chaque côté des lèvres, enveloppant mon clitoris qui est très sensible. Le massage synchronisé de mes doigts et la pression adoucie par les grosses lèvres me permettait de contrôler et prolonger ma jouissance vers son paroxysme.

Mes orgasmes étaient silencieux, le corps secoué par des spasmes, un soupir peut être, pas plus.

Afin d’intensifier mon plaisir, pour ma dernière jouissance, je resserrais mes cuisses, et souvent même je les croisais. C’était un plaisir extraordinaire.

Vingt ans plus tard, une tendre amie m’a enseigné d’autres méthodes plus traditionnelles de se masturber, seule ou mutuellement Et aussi d’autres zones érogènes à stimuler.

Jusqu’à ce jour je termine toujours ma dernière jouissance à deux mains, les chevilles croisées, et souvent même les cuisses serrées, croisées au dessus des genoux, soulevant, au dernier moment, mon bassin, pour pouvoir extraire le maximum de plaisir de mon orgasme.

Quelques années plus tard, j’avais 18 ans, un jeune homme me dépucela et malgré tous ses efforts, je n’arrivais pas à jouir pleinement en faisant l’amour avec lui, ni même avec les trois autres qui le suivirent. Aussitôt seule, je me masturbais pour finalement assouvir ce désir qu’ils avaient allumé en moi.

Ceci changea quand je connus Roger qui plus tard devint mon mari, compréhensif, initiateur de tous mes sens.

Une journée dans la peau d’un sextoy

les joies du plaisir en soloLe jour se lève en cette fraîche matinée de Mai où l’air de notre chambre est parcouru du doux parfum sucré, l’embrun d’une nuit de jeux.
Me voici levé, majestueux comme toujours, après une enchanteresse nuit.

Ma femme se lève enfin à 9heures, nue et les cheveux ébouriffés, les joues rougies par le Vendredi soir torride
que nous venions de partager.

Elle cherche à tâtons sous le lit sa culotte blanche, la retrouve, l’enfile délicatement sur ses fesses rebondies, puis me fixe un instant.
Ses lèvres esquissent un sourire malicieux derrière ses cheveux désordonnés.
Elle se dirige légèrement vers moi pour me prendre d’une main gracieuse et m’emmener dans la salle de bain.

Au savon, elle m’astique de ses fins doigts de toutes parts. Me voici bientôt nettoyé, lorsque ses doigts de fée, mouillés de savon, se glissent somptueusement depuis le lavabo le long de son aine, descendant vers son bas ventre, trempant sa culotte blanche, s’y introduisant.
Derrière le tissu, ses doigts visitent le long de sa vulve, la parcourt délicatement de tout son long et l’induisant de savon.

C’est une habitude matinale à laquelle ma femme ne déroge que peu, mais d’habitude pratiquée sous la douche et quelques fois en ma compagnie, vibrant au gré de ses désirs.

Le volupté de cette caresse la fait haleter et son souffle devient plus rapide.
En haut, de petits gémissements s’échappent de ses lèvres. Elle baisse à demi sa culotte trempée sur ses cuisses et commence à balancer ses hanches sur ses doigts humides et habiles. De son autre main, elle caresse adroitement sa poitrine, d’abord en effleurant ses aréoles de quelques doigts, puis ses tétons rigides, faisant glisser la paume de sa main en suivant cette merveilleuse courbe puis en l’appuyant plus fermement.
Ses gémissements retentissent dans la salle de bain, et entendre son écho semble lui rendre d’avantage exquis ce moment de plaisir,

Ciel ! Ma déesse s’adonne au plaisir solitaire en me laissant spectateur, moi, son plus fidèle compagnon, qui jamais ne l’a laissé sur sa faim, qui toujours l’a comblée selon ses désirs, qui la connaît dans toute son intimité. La malice de sa langue et l’humidité de ses lèvres, les profondeurs de son sexe, les recoins de son clitoris, les secrets de ses séantes et même les lignes de ses pieds

Alors que ces pensées traversaient mon esprit de vibromasseur et que je vois grandir la rougeur sur sa gorge, ma déesse interrompt ses caresses intimes, mais son regard rempli de désir en demande encore plus.

Je me réjouis à cette idée: Serait-ce enfin mon tour?
Mais les yeux de ma déesse se tournent en direction d’un collègue fait de deux boules de Geisha roses, que je n’avais encore jamais vu.

Elle s’en empare avec empressement, se repositionne devant le lavabo, écarte légèrement ses divines cuisses et introduit les deux valseuses dans son vagin élargit par l’excitation et pleurant qu’on le comble, avant de rejoindre le septième ciel. Ainsi fût il comblé.

Ma déesse jouait de son propre plaisir devant moi, elle gémissait et soufflait avec force, frottait son bouton sacré en transpirant, agitait ses hanches sur sa main, sentait le plaisir monter, monter, et monter.
Au summum de son excitation, lorsque l’orgasme se faisait sentir, elle saisit la ficelle des deux boules et les retira d’un seul coup!

Sa voix s’élevait, ma déesse rejoignit longuement les cieux, puis elle continuait d’activer ses mains autour de sa vulve plus lentement, puis plus rapidement, puis réintroduisait les boules pour se les extraire avec passion et volupté,,,

Je ne pouvais en supporter d’avantage… c’en était trop!
Je fis mes adieux à ce monde cruel avant de me laisser rouler du bord du lavabo pour chuter avec vertige sur le sol…
Puis attendre la mort.
~Fin~
(Aucun Sextoy n’a été maltraité durant la rédaction de ce texte.)

Une deuxième première fois

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Mes chers amis lecteurs, puisque ce fanzine est l’endroit idéal pour raconter de belles histoires, les pages suivantes seront le boudoir accueillant de mes confidences libertines.

Le récit que je vais vous livrer, s’il est récit d’une découverte, ne sera pas pour autant empreint de candeur, je n’ai rien de l’Eugénie fraîchement déniaisée, je tiendrai plutôt du jeune faune… Mais venons en aux faits : je vais vous livrer le témoignage de la première fois que j’ai couché avec un homme.

Un ami d’amis rencontré il y a quelques années. Il m’a toujours plu et ce malgré ma timidité farouche qui a néanmoins la fâcheuse tendance à disparaître avec l’absorption de grandes quantités d’alcool. Nous nous sommes souvent taquinés mais les obligations de couple de l’un ou l’autre nous ont toujours empêché de conclure.
Ce soir là, je venais d’arriver à Toulouse, ville que j’avais abandonnée pour des raisons estudiantines, et je passais une soirée chez des amis. Alors que les festivités battent leur plein, l’interphone sonne, je décroche et reconnais la voix. A peine le bellâtre arrivé, le jeu de séduction commence. Nous passons notre temps à nous bouffer du regard, à nous sourire, à nous rapprocher. Immanquablement nous nous embrassons.

J’ai déjà embrassé des garçons mais là, c’est particulier. Je me sens bien avec lui. Nous nous échappons rapidement de cette fête pour poursuivre chez lui. Le chemin a été rudement long, entrecoupé d’embrassades passionnées…

Enfin dans ta piaule! C’est dans l’antre de la bête que mon piège se referme et que je vais consentir à le laisser me dévorer. Que le festin commence!

A peine la porte fermée, il se jette sur moi, mange ma bouche, aspire mes lèvres, tète la sève de mon désir qui suinte par les commissures. Plaqué au mur, je suis la vilaine bête, prise dans les filets d’une araignée qui marche lentement vers son triomphe, l’eau à la bouche.

Sa jambe se place entre mes cuisses et il plaque sa hanche juste à cet endroit chaud qui se gonfle sous l’effet du désir. Il lève mon marcel jusqu’au dessus de ma tête de sorte que mes bras soient encore empêtrés dans le vêtement. Dans cette posture vulnérable, mon buste lui est offert, il l’attrape dans ses mains, me bouffe le cou, lèche ma sueur, descend de sa langue dardée dans mes poils, amuse mes tétons. Le nez plongé dans sa crinière, j’inspire une grande bouffée d’air pour m’emplir de son parfum, baisse la tête pour tenter de mordiller une oreille.

Tandis qu’il s’occupe de dévêtir mon cul, je me sépare de mon marcel. Ses mains enlacent mon bassin, il embrasse mon sexe.

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Mon cœur bat, ma respiration est saccadée, haletante. Je lui ôte son tee-shirt et ramène sa bouche contre la mienne. Nous nous embrassons tendrement, encore une fois avant de nous bouffer du regard. Je me noie un instant dans ses iris bleutés que je distingue à peine dans la pénombre, il me sourit de sa bouche finement ciselée. Je comprends que nous sommes deux à attendre ce moment depuis des mois. Nous, finissons de nous dévêtir vite pour gagner le lit.

Une aura diffuse de douceur émane de ce corps de danseur, de ses épaules, ses bras fins et dessinés, de ses mains…Pas de hanches qui ressortent… Pas de seins dodus à attraper… Une silhouette plus ferme que celle des femmes, sculptée… Différemment.

Je suis sans repère, mais pas sans suite, je m’habitue vite à l’étrangeté de ce corps inconnu et trouve rapidement où mettre mes mains.

Alors que je suis allongé contre lui, j’attrape son sexe d’une main qui se veut ferme pour cacher l’hésitation de la premier fois. Je sens entre mes doigts que sa verge est plus grosse que la mienne, et ce touché m’est étrange : j’enserre un sexe d’homme qui n’est pas le mien, une hampe inconnue à ma main, douce et chaude, différente.

L’excitation efface vite la maladresse de mes gestes. Je veux sa bite dans ma bouche, dans mon cul!

Alors j’enjambe son corps pour me placer dessus, le chevauche, l’embrasse dans le cou, remonte jusqu’à son lobe pour glisser au creux de son oreille
“ encule moi ”.

Il me sourit et tente d’attraper le nécessaire sur une étagère à coté du lit, gêné par le poids de mon corps sur le sien. Je mords son bras et attrape préservatif et lubrifiant avant lui.

Dans ce tumulte, j’ouvre l’emballage avec les dents et, d’une main pose la capote sur le bout de son sexe. Mes doigts descendent d’un geste jusqu’à la base de sa hampe, l’habillent comme on roule un bas sur la jambe d’une femme. Lui, passe deux doigts entre mes fesses. Etale le liquide qui me surprend, m’arrache une contraction des muscles… C’est froid! J’en prends un peu dans mes mains pendant qu’il amuse mon petit trou et, de cette main qui prend de plus en plus d’assurance, je lubrifie son sexe dans un geste masturbatoire.

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Je me laisse tomber, m’empale sur cette pointe qui entre d’un coup, vif, tant il écarte mes fesses. Il m’arrache une inspiration bruyante.

J’ai eu mal qu’il entre en moi sans me préparer. Il le voit, m’attire dans ses bras pour me serrer contre lui. Je m’y abandonne. Je sens dans mon cul dilaté cette verge chaude qui appuie sur ma prostate.

La douleur est passagère et mon cul commence déjà à s’agiter. J’ai faim de lui, il est en moi et c’est bon, terriblement excitant. Je sens ma bite qui coule sur son ventre, dans ses poils. Je me redresse, le chevauche en amazone. Je donne des coups de reins. Ça tire, ça chauffe, j’ai des fourmis dans tout le bas ventre. Je découvre ce plaisir qui m’est inconnu. Je remue de plus en plus fort. Contracte mes muscles pour la sentir bien en moi, la serrer bien fort pour n’en perdre une miette. Je pose mes mains sur son torse, pince ses tétons. Il gémit. Je suis dans un état terrible.

Je me vois à la place de ces filles qui s’empalent sur moi m’offrant les mouvements mutins de leurs seins qui rebondissent au rythme du va et vient, m’offrant leur fesses à saisir, à griffer… Cette pensée est très grisante. C’est moi qui chevauche mon bel étalon, c’est moi qui commande et je le vois dans son regard, je retiens ses mains, serre ses poignets . Je me demande bien comment on peut se dire “ passif ” dans une telle situation.

Je m’arrête, le fixe droit dans les yeux, l’embrasse et, le visage contre le sien, lui demande “ prends moi à quatre pattes ”.
Il se place derrière moi, m’intime l’ordre de me cambrer bien et, quand il décide que mon cul lui est bien offert, il revient en moi. Entre d’un coup, mais cette fois-ci, sans douleur. Je découvre de nouvelles sensations. Je n’ai plus la maîtrise sur le mouvement, la pénétration est plus forte, plus… De plus en plus… Je le sens plaqué sur ma chair, étant dans une mezzanine, il est obligé d’être collé contre moi, me caresse, embrasse mon dos, me lèche. Je me surprends à gémir, de plus en plus fort.

Une sensation de plaisir inconnu monte en moi. J’ai de moins en moins le contrôle. Je tremble, me contracte. Je défaille. C’est trop bon. Il me lime rudement. Je suis étourdi quand soudain quelque chose me traverse depuis le fond de mes entrailles. Un choc électrique, nerveux, qui remonte le long de l’épine dorsale. Tout se contracte, plusieurs fois.

Mes gémissements deviennent des cris que j’étouffe en mordant l’oreiller. J’ai chaud, je tremble comme une feuille et, de mon sexe coule la sève. J’ai joui par le cul pour la première fois.

Encore vacillant, je le sens qui se retire. Je le pousse à s’allonger de nouveau, sur le dos. Sa bite est toujours dressée.

Je lui ôte le préservatif pour le finir avec ma bouche. Je veux découvrir la sensation qu’ont les filles qui prennent mon sexe dans leur bouche. Je veux qu’il jouisse là! Je lèche minutieusement, mordille, aspire son sexe profondément, de toute sa longueur.
De ma main droite, j’attrape ses couilles, les caresse. Ma langue ne les délaisse pas non plus, les amuse de son bout pointu, j’y dépose mes lèvres, aspire la peau, revient vers son sexe. Il m’attrape par les cheveux, sa main se referme avec fermeté, ses hanches bougent forçant ma bouche à être pénétrée jusqu’au fond.

Je pompe sagement, attendant mon dû avec gourmandise. Je sens qu’il va défaillir. Il me le dit dans un râle abandonné et je continue de plus belle. Son autre main saisit le drap, se crispe, il gémit. Son corps s’arque, ses muscles se contractent et il décharge dans ma bouche, me remplit de sa semence.

Malgré un haut le cœur de surprise, j’avale fièrement cette manne masculine que je lui ai arrachée sauvagement. Le goût surprend autant que peut surprendre le sexe d’une femme que l’on lèche pour la première fois. Il faut que je boive…

Une fois rassasiés de sexe et d’eau fraîche, nous nous lovons l’un contre l’autre dans son cocon de luxure. Je l’embrasse dans la nuque, il tire mes mains contre son ventre, je serre dans mes bras mon bel amant. Nous nous embrassons encore avant que la fatigue ne vienne nous cueillir là, dans ce délicieux désordre que je n’oublierai jamais.

Texte: Solune, illus : Zopiak.


les sondages Qzine ont aussi un questionnaire sur l’orientation sexuelle auquel nous vous invitons à répondre pour avoir une meilleure vue d’ensemble sur les différentes orientations sexuelles existantes.

Sensations matinales

Wulfila-SensationsMatinales
Généralement, le matin, je me réveille avant lui. J’ouvre les yeux et dans les quelques rayons de lumière qui filtrent à travers les volets, je le vois à côté de moi.

Presque toujours, j’ai envie de lui. Parfois, je ne résiste pas à l’envie de me serrer contre sa peau. Nos odeurs de transpiration nocturne se mélangent, je respire doucement, profondément, ne voulant pas en perdre les nuances. Son souffle régulier vient rafraîchir ma peau, agitant une mèche de cheveux qui me chatouille doucement. Je caresse son torse, ma main descend sur son ventre et mon poignet butte sur son sexe déjà gonflé. Je ne peux pas maîtriser mon désir de décaler encore un peu mon bras, pour venir toucher ce membre, le caresser sur toute sa longueur à travers le pyjama.

Il s’éveille lentement et me rends mon étreinte. Je glisse sous le tissu. J’aime le contraste de ce membre solide et la fragilité de la peau fine et satinée de son gland sous mes doigts. Ensuite, ce sont mes seins, puis mon visage qui s’attardent en bas de son ventre. Une bouffée d’odeurs érotiques m’enflamment et je fais courir ma langue le long des volumes de son sexe, mes lèvres l’englobent, ressentant toutes les variations de textures de sa peau. Je joue un moment ainsi avec son plaisir, et la chaleur monte entre mes cuisses.
J’aime lui faire croire en rejoignant son visage, que je ne suis pas encore follement excitée. Je le laisse caresser mon sexe dont les grandes lèvres sont encore sèches, glisser un doigt en moi, ouvrant mon vagin. Je me délecte de son ravissement étonné quand il me sent dégouliner sur lui.

Allongés sur le côté, délicieusement ensommeillés, il me tient très fort contre lui. J’aime quand il m’enlace de la sorte, j’ai l’impression de disparaître et de vivre intensément en même temps.
Son torse contre mon dos, ses lèvres dans mon cou, son sexe brûlant glisse entre mes cuisses tout le long de ma vulve, venant titiller jusqu’à mon clitoris. Je résiste un moment, profitant de ces délicieux contacts, avant de me cambrer davantage, le laissant ainsi me pénétrer. J’en profite pour l’embrasser en me vrillant, mettant à l’épreuve ma souplesse.

J’aime cette position, ferme et pleine de tendresse, nos corps complètement collés l’un à l’autre. Lui dans mon vagin dans un angle parfait, mon vibro sur mon clitoris. Plus le temps passe, mieux il me connaît et je jouis rapidement.

J’aime avoir un orgasme avant lui. Juste après mes sensations sont exacerbées. A force de nous agiter, ma cyprine et notre sueur ont trempé nos bassins et mes fesses contre ses cuisses… J’ondule et glisse contre lui, j’emmêle mes doigts dans les siens. Nos allées et venues produisent des bruits humides et sensuels. Je sais que ces sons l’excitent encore davantage.
Son sexe est agité de soubresauts, gonflant encore un peu plus, par saccades. Nos peaux claquent l’une contre l’autre. Quelques coups de reins rapides, désordonnés par le plaisir, et les gémissements gagnent en intensité pour devenir les graves ondes de son orgasme.

Toujours l’un dans l’autre, nous somnolons un moment. Mon petit coeur est rapide. Le sien, régulier et puissant. Je ressens leurs battements respectifs dans nos sexes. Le sang part très lentement de son membre alors que mes lèvres sont encore toutes gonflées et sensibles. Je souris en sentant la chaude humidité là où nos peaux se touchent et la fraîcheur là où elle s’évapore peu à peu. Je ne parle pas, ne bouge pas.

Les yeux fermés, je déguste un reliquat de sensations subtiles : le souvenir de cet amour partagé, de cette confiance toujours plus forte, et de ces divins aléas en moi qui me laissent lascive et heureuse.

J’espère que c’est le week-end…
Wulfila

La promesse de l’aube

C’est peut être insignifiant pour toi mais ça faisait partie des beaux instants. De ceux que je ne veux pas oublier, avalés dans mon amnésie permanente.

Ce moment où la lumière filtrait l’aube dans ta chambre lorsque tu dormais paisiblement. Un demi-sourire sur tes lèvres qui transpirait le bonheur. Et le parfum de ta peau qui était celui de l’Amour.

J’étais dans l’urgence mais à cet instant plus rien n’avait d’importance alors je me suis tenue là, à quelques mètres de toi pour te regarder. T’admirer et me délecter de ta personne. Comme un chef-d’oeuvre d’Humanité. Émue, attendrie, amoureuse.

Ta beauté irradiait dans tout l’espace et faisait écho au creux de mon coeur. Puis la réalité, me tirant par le bras, m’incitait au départ.
À regret je te tournais le dos pour rejoindre l’ailleurs. “Attends!”. Je fis volte-face et vis cette main tendue vers moi, encore tout à fait endormi mais totalement déterminé. Tu étais adorable.

Je me glissais vers toi, entre les draps froissés d’une nuit trop brève, pour venir puiser à tes lèvres la force et le bonheur. Tu refermais les yeux tandis que ta bouche se transformait en trace d’une effusion de joie.

Quant à moi, je scellais ce souvenir du bout de mes doigts, tatoué sur mes lèvres, comme une promesse discrète, mais tout à fait exquise.
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Lazouave

Martine en été

Chaque été, c’est la même chose. Les filles aèrent leurs jambes épilées, les mecs exposent les mycoses de leurs pieds, et Martine chausse ses lunettes noires pour mater. Au calme. Et elle a de la chance parce que cette année, le très écolo H&M (attention, ça se prononce « hache et aime ») ne s’est pas foulé sur la longueur des shorts. Avec les fonds de tissus de l’an dernier, ils ont réussi l’exploit de démocratiser le short Beyoncé.
Le short Beyoncé, c’est quoi, demandez-vous à Martine ? Elle est sympa, elle vous répond : En fait, c’est un slip que si t’es jolie et que tu le portes avec un haut sympa, ça s’appelle un short. Mais que si t’as gardé les poils et que tu t’appelles Jean-Claude, y a les flics qui t’embarquent, parce que c’est plus un short.

C’est la loi. Les femmes enlèvent le bas, les hommes enlèvent le haut, les trans se démerdent, et dans tout ça, Martine a chaud. Dans le pays où Martine est née (là-bas, plus exactement), il fait chaud du 21 juin au 20 juin. Alors, comment on sait que c’est l’été ? demandent souvent à Martine, les héritiers de la dynastie Groçon (vous savez, ceux qui ont inventé la cédille !). Et Martine, dans sa bienveillance, de leur répondre : « Le savoir est une arme, maintenant tu sais. Le savoir est une arme, bébé, ne l’oublie jamais ». Oui, Martine est née dans les années 80. Oui, elle a été témoin des déboires de la mode féminine des années 90. De Paris à Bamako, le nuage n’a épargné personne.

La peau de Martine a la couleur du chocolat, mais apparemment personne ne veut croquer dedans. Son minou est un Oreo (parfois tout sec, parfois crémeux, ça dépend de l’accompagnement), mais la vérité, pour le bouffer, y a pas foule au balcon.

Martine se demande si ça va encore durer longtemps. C’est quand même pas normal qu’en cette saison chaude, elle soit la seule à être en chaleur. Tout l’hiver, les filles sont déjà difficiles à avoir, elles veulent d’abord te connaître, répondre à tes textos une fois tous les six ans…
Alors pour maximiser ses chances de serrer, Martine se retrouve à chasser dix chattes à la fois. Quant aux lapins, c’est même pas la peine, ils font moins les malins quand elle enfile son strapon.

En attendant, Martine se contente d’Ava, la version française et encore plus dégueulasse de la butch d’Orange y ze nous black. Ava. Il faut être jolie pour s’appeler Ava, non ? Pas celle-là, en tout cas. Ava n’est pas une perle, mais elle adore les Oreo. Elle bouffe celui de Martine à n’en plus finir, à un endroit où Martine ne la voit pas. Tout est lesbien dans le meilleur des mondes.

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Un texte de Jo Güstin, illustré par Lys Argente.

Jeux d’amour et de désir

Moi sur toi.
A califourchon je m’impose, balayant le reste du monde d’une caresse et d’un souffle.

Toi sur moi.
Tu tentes de reprendre le contrôle d’un ébat que j’ai invoqué. Plaquée par ton poids je rends les armes d’une bataille que j’ai gagnée.

Toi sur moi.
Conquête de nos territoires, abandon de nos abris, turgescence et corps alanguis…

Moi sur toi.
L’aval donné n’est que chimère quand tu me possèdes entière.
Mes yeux se baissent et contemplent ton corps étendu ; plongeant dans ton regard je m’abandonne.

Toi contre moi.
Le mur pour seul complice d’un ultime supplice mutuel.

Moi contre toi.
J’ai gagné.
Mais peux-tu t’estimer vaincu ?

Ruichan

 

Extrait du recueil Si je vous ai froissée…, disponible sur Kindle et bientôt en édition papier.

 

Fruit défendu

Je commençais par le prendre en main, soupesant le poids de cette chair gorgée de promesses. Je tirai doucement sur sa peau fine, d’un rose délicat, comme perlé, irisé et moiré, à la fois si frêle et protectrice. C’était cette peau qui recouvrait le fruit tant convoité. Je sentais sa moiteur qui la rendait encore plus chatoyante, chaque reflet de la lumière tamisée s’y attardait comme sur un bijou. Joyau qui serait bientôt mien.

Au fur et à mesure que mes mains s’attelaient à découvrir la chair ferme et souple avec autant de dextérité que possible pour ne pas risquer d’abimer son corps, je découvrais sa texture délicate et veloutée. Son odeur ambrée et épicée devenait de plus en plus entêtante me mettant l’eau à la bouche.

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